Le secrétaire d’État en charge était en visite, vendredi, à Nice pour découvrir les contours de la future aire protégée.
Après New York et Lisbonne, ce sera bientôt au tour de notre cité d’accueillir le sommet international pour la préservation des océans. À compter du 5 juin 2025, durant une dizaine de jours, plusieurs opérations seront mises en place.
À l’occasion de la journée dédiée à la sauvegarde de notre patrimoine maritime, ce vendredi 9 juin, le secrétaire d’Etat chargé de ces dossiers, Hervé Berville, s’est rendu dans la capitale azuréenne… Qu’il a pu découvrir d’un coup de bateau. Le président de la métropole niçoise, Christian Estrosi, lui a présenté son projet d’aire marine protégée.

C’est quoi, cette aire marine protégée ?
Il s’agit d’espaces délimités en mer qui permettent de protéger la biodiversité tout en favorisant la gestion durable des activités. Cette aire pourrait englober une bonne part du littoral : « de l’embouchure du Var à l’Ouest, à la limite avec Villefranche-sur-Mer, jusqu’à l’Est » détaille Aurore Asso, conseillère municipale et ancienne apnéiste professionnelle.
On n’en connaît pas encore le périmètre exact : « à l’intérieur, il faut savoir s’il va y avoir une zone de protection renforcée à tel ou tel endroit, où va-t-on s’arrêter au large…?»

Quelles étapes ?
Des études sont en cours. « Je pilote ce projet avec mon équipe depuis 2020 » continue Aurore Asso. « Pour la première étape, nous avons monté un comité scientifique avec des laboratoires locaux dont l’Université Côte d’Azur ou encore l’Institut de la Mer de Villefranche…»
Ensuite, « nous avons commencé nos travaux d’études avec des services de l’État, tous les acteurs de la mer ». Cela permet d’identifier et de protéger les espèces ainsi que d’améliorer les connaissances biologiques du milieu. « On a compris que ce patrimoine est magnifique mais qu’on ne le connaît pas assez ».
« Equilibre » entre protection et économie
Autre aspect important : le lien entre l’homme et la mer. Un concertation est lancée et elle s’étire jusqu’au 31 juillet. « Il s’agit de la troisième ligne de construction, cette fois-ci avec la population ».
Plusieurs boîtes bleues viennent d’être installées en ville pour qu’ils puissent donner leur avis. « On s’attache à connaître chaque activité, à échanger avec tous les usagers. Il faut voir comment on pourra aménager les choses pour ne pas faire un trou dans la raquette économique, garantir un équilibre entre usage (notamment la pêche, que la collectivité veut relancer, ndlr) et protection ».
La Métropole espère avoir fait classer cette aire protégée d’ici à 2025, fin prête pour donner l’exemple à l’occasion du sommet des Nations Unies.
Pratique
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