Certains diront que l’alternance a libéré la parole, d’autres que le temps des règlements de comptes est venu : toujours est-il que le camp de Christian Estrosi refait parler de lui dans la rubrique « justice » ces derniers jours.
Après quasiment vingt ans dans le fauteuil de maire, Christian Estrosi a dû passer le flambeau à « son meilleur ennemi », Éric Ciotti, en mars. Défait, il a refusé de siéger dans l’opposition et s’est retiré de ses mandats niçois (mais pas de la Région). Il reste pour l’instant assez loin de l’agitation politique qui touche le pays à un an de la présidentielle.
En revanche, l’actualité a fini par le rattraper L’ancien édile et certains de ses proches se retrouvent sous le feu d’accusations. On fait le point.
Christian Estrosi a-t-il fait appel à son chauffeur dans le cadre privé ?

L’ex-élu maralpin et son épouse, Laura Tenoudji, sont visés par une enquête préliminaire, pour un éventuel « recel de détournements de fonds publics », indique Le Figaro du 9 mai. Des chauffeurs salariés de la municipalité auraient été mobilisés pour des trajets personnels lorsque le vice-président d’Horizons était encore maire et président de la Métropole. Si cela était avéré, les règles en vigueur n’auraient pas été respectées.
Pour l’instant, les investigations menées par la police judiciaire ont pour but de déterminer le bien-fondé de poursuites. L’un des conducteurs devrait prochainement être entendu par les enquêteurs.
Véronique et Anthony Borré accusés de « harcèlement »

Une autre éventuelle affaire concerne Véronique et Anthony Borré, de l’ex-garde rapprochée de Christian Estrosi. Le témoignage émane de Sandra Bertin, la policière qui était derrière les caméras du centre de supervision le soir du 14 juillet 2016. Ainsi que le rapporte France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur, elle se dit victime de « harcèlement moral et de discrimination en lien avec la grossesse et la maternité. »
Selon elle, entre 2018 et 2025, revenant de ses trois congés maternité, elle aurait vu ses prérogatives se restreindre. « J’avais toujours moins de responsabilités, de compétences… J’ai fait l’objet d’une politique d’isolement, j’allais travailler et je n’avais pas de mission », clame-t-elle dans sa plainte. Véronique Borré étant à l’époque directrice générale adjointe des services à la sécurité, tandis que son mari, Anthony, était premier adjoint, également en charge de la sûreté.
L’élue du syndicat SANCA-UNSA est soutenue par Bernard Courroux, secrétaire général de l’organisation. Ce dernier assure qu’elle était sous-employée, alors que « son grade l’autorise à être soit le directeur de la police municipale, soit l’adjoint du directeur ».
Sandra Bertin va même plus loin et réclame la protection au titre du statut de lanceur d’alerte, pour dénoncer un«tout-pouvoir des Borré ». Lesquels se disent « sereins ».
Pour se défendre, ils indiquent que « les fonctionnaires relèvent exclusivement, sur les plans administratif, hiérarchique et opérationnel, de l’autorité du directeur-chef de la police municipale », et non pas directement d’eux (ce que la plaignante conteste).
Les époux notent que Sandra Bertin a déposé sa plainte le 6 mars, à quelques jours du premier tour des élections municipales, le 15. Or, elle a ouvertement « soutenu le candidat Éric Ciotti comme en témoignent ses déclarations sur les réseaux sociaux », rétorque Anthony Borré. Il y voit donc une « manœuvre politique ».
Quant à Véronique Borré, elle est en passe d’être licenciée par la nouvelle municipalité pour « rupture de confiance ».



Tout cela est sain. Monsieur Estrosi a laissé des traces : destruction de l’Acropolis, réduction de la vie artistique, difficultés de circulation, Mairie peu ouverte aux doléances des citoyens approuvant des installations d’antennes 5G sans se déplacer sur place, privatisation scandaleuse du carnaval, un drame du 14 juillet 2016 ou il ne fut pas mis en cause ? transformation de Nice en une salle de sports, taxes effrayantes .… maintenant, qui sait, des abus. Surprise ?