Municipales 2026 – À Nice, l’émotion a saisi la permanence de campagne dimanche soir. Battu par Éric Ciotti, Christian Estrosi a annoncé, les larmes aux yeux, qu’il quittait la vie politique niçoise après 18 ans à la tête de la ville.

Dans une petite salle remplie de colistiers et de soutiens, le ton est grave. Dimanche soir, à Nice, Christian Estrosi (Horizons) a pris la parole après sa défaite face à Éric Ciotti (UDR-RN). Visiblement ému, il a officialisé ce choix personnel et politique fort.

« Aujourd’hui, une page se tourne. Ce soir je vous dis au revoir. Mais pas adieu (…). J’ai tout donné de moi. Je vais désormais prendre le recul nécessaire, me consacrer un peu plus à ma famille et songer à d’autres défis ».

Un retrait immédiat de ses mandats locaux

Dans la foulée, l’ancien maire a précisé les conséquences de cette décision. « Le mandat de maire de Nice était la clé de voûte de mon engagement politique. Après la transition républicaine, je n’exercerai pas mes mandats » de conseiller municipal et à la métropole, a-t-il ajouté.

Ni lui ni son équipe de campagne n’ont indiqué s’il comptait poursuivre son mandat de président délégué du conseil régional.

Un discours marqué par les critiques et le bilan

Avant d’annoncer son retrait, Christian Estrosi est revenu sur la campagne et ses oppositions politiques. Il a notamment ciblé la candidate de gauche Juliette Chesnel-Le Roux, estimant qu’elle porterait « pour l’histoire la responsabilité » de la « mort » du front républicain face à l’extrême droite.

Il a également défendu son action à la tête de la ville, après trois mandats. « Qui peut dire que nous n’avons pas au cours de ces 18 ans transformé Nice ? Qui peut nier le bond en avant ? La considération, le rayonnement international ? Notre attractivité ? On ne mesure pas un mandat au résultat d’un soir mais à l’empreinte qu’il laisse dans le cœur d’une ville », a-t-il affirmé.

Gérard Holtz : « un sentiment d’injustice »

À la fin de son discours, Christian Estrosi a été vivement applaudi par ses soutiens. En quittant la permanence, il a pris le temps d’échanger avec plusieurs personnes dans la rue.

Une femme s’est approchée pour l’enlacer, lui adressant ces mots : « Je sais ce que je vous dois, moi. Alors vous avez peut-être perdu mais Nice a tout gagné avec vous ».

Présent sur la liste mais non élu, le journaliste sportif Gérard Holtz a lui aussi réagi à la défaite. Il a évoqué « un sentiment d’injustice, de manque de reconnaissance » après « une campagne délétère ».

« Il faut respecter la démocratie bien sûr (…), mais est-ce que les Niçois se sont vraiment bien rendus compte de ces 18 ans de passés, de tout ce qui a été fait pour faire de Nice une capitale européenne ? » a-t-il jugé.

« J’ai vu une ville vivante, j’ai vu une ville rajeunie, j’ai vu une ville plus verte et j’espère que la nouvelle équipe ne remettra pas tout ça en question »

Ce qui est important

  • Christian Estrosi annonce son retrait de la vie politique niçoise après sa défaite face à Éric Ciotti
  • Il renonce à ses mandats locaux de conseiller municipal et métropolitain
  • La question de son avenir au conseil régional reste en suspens

Nice-Presse avec AFP

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Reporter niçois diplômé en journalisme, Matthias Bellegarde a rejoint Nice-Presse en 2026. Expert de l'économie locale et de l'immobilier, il suit de près l'évolution des marchés et des entreprises entre Nice et Menton. Engagé pour une information transparente et vérifiée, il est signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction.

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