Avec 14,2 % lors des municipales, la gauche écologiste fait entrer quatre élus sur les bancs de l’opposition. Face à Éric Ciotti (UDR), la cheffe de file Juliette Chesnel-Le Roux (Les Écologistes) et ses camarades s’affichent « combatifs ».
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Nice-Presse : Dans quel état d’esprit abordez-vous ce conseil d’installation, demain, lors duquel Éric Ciotti deviendra le maire de Nice ?
Juliette Chesnel-Le Roux : Presque avec attentisme. L’opposition était maltraitée sous Christian Estrosi, par sa façon de nous qualifier et par le manque de temps de parole qu’il nous accordait. Peut-être que son successeur agira autrement. Et nous ne connaissons pas vraiment ses futurs adjoints. Mais nous serons attentifs et combatifs.
Estimez-vous réellement qu’Éric Ciotti serait un maire « d’extrême droite » ?
J C-L : Évidemment ! Il n’y a qu’à voir ses prises de position à l’Assemblée. D’autant qu’il a été porté au pouvoir par son union avec le Rassemblement national.
Julien Picot : Il devient donc son otage. Certains disent qu’il s’est servi du RN. C’est l’inverse, et le piège est là. Le parti avait besoin d’une incarnation d’ici. Le basculement de Nice vers cette extrême droite nous oblige. Nous serons une résistance, la voix de ceux qui refusent ça.
Vous n’avez pas fait alliance avec la France insoumise entre les deux tours de l’élection. Allez-vous travailler avec LFI au cours du mandat ?
J P : LFI a tenté d’imposer sa force, cela n’a pas permis un accord, et leur a barré la route vers le second tour, puisqu’elle n’a pas obtenu le score suffisant. Nous, nous travaillerons avec l’ensemble des forces volontaires. Les partis, les collectifs citoyens, les syndicats. La gauche locale se reconstruira par cette opposition au conseil municipal.
Nous serons mobilisés sur tous les sujets, en particulier à la future action culturelle, et à ce qui sera fait pour le logement et les associations. On nous fait remonter beaucoup de craintes.

Patrick Allemand : Le nouveau maire promet une large baisse des impôts. Il va bien devoir trouver de l’argent ! Ce sont ces coupes qui nous préoccupent.
J C-L : Cela nous ira si elles se bornent à en finir avec les investissements absurdes de l’ère Estrosi…
J P : Nous entendons une certaine peur du côté de l’Opéra. Il ne faudra pas accepter une semi-privatisation, une taille dans les budgets ou une dégradation des conditions de travail. Pas plus là-bas qu’à la mairie, parmi les agents.
Juliette, vous avez été élue à gauche avec Jean-Marc Governatori en 2020. Il a depuis rejoint l’entourage du nouveau maire, et pourrait devenir l’un des adjoints chargés de l’écologie. Une bonne nouvelle ?
J C-L : Je suis curieuse de ses propositions parce que dans le fond, il a envie d’écologie. Dans les services municipaux, il y a aussi des profils très compétents en la matière.
J P : Jean-Marc Governatori n’a été guidé que par l’opportunisme. Enfin, il se retrouve élu dans un exécutif local. Mais ce ne sont pas quatre potagers qui changeront les choses. Il défend l’abandon des projets de tramways (les lignes 4 et 5) alors que les habitants les attendent depuis vingt-ans et que les embouteillages polluent toute la vallée des Paillons.
J C-L : Éric Ciotti porte le retour du « tout voitures » en ville, avec des propos inquiétants sur les pistes cyclables. J’ai lu son programme, il ne propose rien pour la transition écologique. C’est un habituel angle mort de l’extrême droite.

Avez-vous un espoir de faire passer certains éléments de votre programme avec l’aval de la nouvelle majorité ?
J C-L : Bien sûr. Quand Éric Ciotti comprendra qu’il est impossible d’aménager un théâtre digne de ce nom dans la Gare du Sud, il pourra se pencher sur notre idée d’en ouvrir un sur le site de la caserne Auvare. Un projet bien plus concret.



BOnjour. Tous cela est à la fois risible et effrayant.
Ça ne sert à rien de critiquer les personnes que l’on a mis en place…
La « gauche » est minoritaire à Nice.
Nice est une ville de droite. C’est comme ça. Il y avait dans l’air une sorte de racisme mais complexé. Maintenant, il est décomplexé.
Dans la vie. Il faut avoir la manière et se présenter au deuxième tour pour virer estosi et se dire youhou. Maintenant c’est moi la deuxième force du plateau.
m’indique beaucoup de choses sur la valeur morale de madame.
Cette gauche la. Ne me fait pas rêver.
Elle m’attriste.