La mairie de Nice présentait en fin de semaine son « Plan Madeleine » sur une variété de thématiques : qualité de vie, lutte contre les nuisances et la délinquance routière, commerces… Avec un calendrier précis, et une enveloppe globale qui dépasse les vingt millions d’euros.

« Autrefois, La Madeleine faisait envie. Ce n’est plus le cas ». Christian Estrosi le reconnaît, malgré l’arrivée du tramway au Sud du quartier et diverses rénovations, le secteur a périclité ces dernières années. Pis, bien des riverains se sentent « laissés de côté » quand ils voient à quel point les choses bougent en d’autres points de la cité.
Le 22 novembre, la commune présentait un plan d’actions pour rebooster cet ancien faubourg rural qui dépasse les 15.000 âmes. En ce vendredi soir, 400 Niçois se sont pressés dans un gymnase pour interroger le maire, et découvrir ses promesses sur la période 2025-2027. L’adjoint chargé du territoire, Gaël Nofri, est resté un bon moment après le raout pour échanger avec les habitants. L’air satisfaits, pour la plupart.
Serrage de vis contre les nuisances

Dans l’assistance, Marie prend le micro et lance le jeu des questions-réponses. Cette riveraine dénonce la délinquance routière, évoque sa peur quotidienne après avoir été renversée « par deux fois » près de chez elle. Double annonce du maire : « Les contrôles ont été intensifiés, mais ils ne dissuadent pas les chauffards. Alors, dès janvier 2025, les abords des deux écoles primaires passeront en zone à 30 km/h. Peut-être faut-il en faire autant pour le boulevard. Ce sera à vous de le dire : nous ouvrirons l’an prochain une consultation ».
Commerces sous surveillance
Céline prend la suite. Elle s’interroge sur « l’attractivité perdue de la Madeleine, la mauvaise qualité de certains commerces, les nuisances ». Le maire abonde, bien meilleur sans fiches qu’avec : « Je suis tellement d’accord avec vous que je vous indique deux choses. Nous allons préempter des surfaces commerciales, que nous ne laisserons qu’à de belles activités. Et je prendrai un arrêté qui interdira la vente d’alcool après 20h la semaine prochaine ». Contre l’insécurité, six caméras ont été ajoutées cette année, pour un total d’une cinquantaine d’objectifs de vidéoprotection.
Une maison des services publics

Par ailleurs, l’ancienne station-service BP du carrefour Magnan accueillera une « Maison des services publics de proximité » avec, notamment, un poste de la police municipale. Livraison prévue début 2026. Le maire n’en a pas dit bien davantage, mais une bibliothèque et une maison des associations sont dans les cartons.
3 parkings créés ou étendus

Au tour d’Yvette, qui a entendu, à juste raison, des rumeurs sur le stationnement. Les quatre écrans plats diffusent la bonne nouvelle à l’assistance : un parc-relais de plus de 320 places étagées sera érigé à la place de l’actuel, au n°169. Un projet porté sur le budget de la régie publique des Parcs d’Azur, et qui devrait être terminé « fin 2026 ». Deux autres parkings seraient ouverts au 160 du boulevard (avant l’été 2025) et rue d’Arménie (début 2026), pour un total de 60 places payantes.
« Boulevard apaisé »

Georges trouve que le quartier mérite de nouveaux embellissements, plus de respiration. Sur ce plan là, rien de bien fou dans ce plan. Le terre-plein central du boulevard sera végétalisé, de même que certaines emprises disponibles. Une façon d’apaiser cette artère agitée, d’autant plus si la zone 30 est l’option retenue par les habitants.






