À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, plusieurs d’entre elles ont été conviées à la mairie de Nice, ce 8 mars. Inspirantes et engagées, elles ont pu échanger avec Emmanuelle Wargon, la ministre du Logement, et Christian Estrosi, le président de la Métropole NCA. Nous sommes allés rencontrer cinq d’entre elles.
Christiane Amiel, gynécologue

Gynécologue-obstétricienne, mais aussi maire-adjointe chargée des relations internationales, Christiane Amiel fait partie de ces femmes d’influence dans la Métropole.
« Mes parents m’ont encouragé dans mon parcours : j’ai toujours voulu être médecin. » Au début de sa carrière dans le médical, elle n’y rencontre « que 25% de femmes ».
Tout au long de son évolution, elle n’a pourtant pas « ressenti de grosses difficultés à s’intégrer. Je pense que c’est un peu dû à mon caractère !»
Pour elle, la journée du 8 mars « ne devrait pas exister. Pourquoi être obligé de faire ça ? Aujourd’hui en 2022, on devrait penser à nos droits tous les jours. »
Manuella Fournier, professeur au CHU

Manuella Fournier a réalisé ses études de médecine dans notre ville. « J’ai fait mon internat ici. Je suis aujourd’hui professeur et chef de service en médecine physique et réadaptation au CHU, à l’hôpital l’Archet. »
Travailler dans ce domaine en tant que femme n’a pas toujours été facile pour elle. « Parfois, on m’a mis des bâtons dans les roues. Il y avait une certaine barrière… mais c’était il y a plus de vingt ans. »
Les choses auraient depuis bien changé : « je participe aux réunions institutionnelles au même titre que les hommes. Et notre direction nous intègre dans les projets de la même façon. »
Tina de Rubia, artiste plasticienne

Du côté de l’art, les femmes ont également toute leur importance dans la Métropole NCA.
Tina de Rubia est une artiste plasticienne. « J’utilise toutes les matières et notamment de la récupération. J’arrache des affiches, et je retravaille des histoires avec des papiers que je trouve. Je détourne ce qui a été fait à l’origine…»
Auparavant employée dans des boîtes américaines de localisation, ou pour des sites de traduction, elle est aujourd’hui artiste à temps plein. « Au début, mes créations, c’était un peu pour faire plaisir. Et puis elles sont devenues indispensables à ma vie. »
Dans son travail, le féminin est souvent mis à l’honneur. « C’est un moyen de revendiquer certaines choses, et de pousser des petits cris. »
Dans ce milieu, elle a pu rencontrer quelques obstacles : « quand il y a des projets beaucoup plus grands, souvent on les propose à des hommes. »
Mais « ça commence à bouger !»
Muriel Franceschetti, peintre et photographe

Ancien mannequin pour de grandes agences - Metropolitan notamment - Muriel Franceschetti s’est rapidement dirigée vers la photographie. « Je suis passée derrière l’objectif, et j’ai continué pendant vingt-cinq ans. »
Essentiellement portraitiste, elle a pu prendre des clichés de personnalités telles que François Cluzet, Isabelle Carré…
Influencée par l’art africain, elle a également commencé à peindre, « par plaisir, pas pour en faire un travail. »
Puis, progressivement, les choses ont évolué. À présent, elle pratique à la fois la photo et l’art pictural, sans les dissocier.
Dans sa carrière, elle n’a pas connu de grandes difficultés en tant que femme. « De manière générale, je n’ai pas de mal à trouver ma place, et surtout, à la prendre. Je pense que l’on a toutes des choses à faire… et à dire. »
Maty Diouf, élue engagée

Adjointe au maire de Nice, Maty Diouf mène de nombreux combats au sein de notre cité : lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants, actions anti-discriminations… Elle est sur tous les fronts. Loin de les considérer uniquement comme des victimes du machisme, elle travaille beaucoup également sur les questions d’entreprenariat et d’ « empowerment féminin », comme elle l’explique à Nice-Presse dans cet interview.
De double culture, originaire du Sénégal, elle a grandi en France où elle a réalisé un cursus en communication et évènementiel. Finalement, elle suit une carrière dans la politique, et devient la première conseillère municipale Noire de Nice.
Présente aux côtés d’Emmanuelle Wargon et de Christian Estrosi, lors de cette rencontre, elle rappelle que « l’idée est de donner la parole à ces femmes, pour qu’elles puissent s’exprimer sur leurs attentes. »
« Plusieurs lois sont mises en place, mais à l’heure actuelle, force est de constater que nous n’atteignons toujours pas l’égalité réelle. »






Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.