Dans les colonnes de Nice-Presse, le député du 06 a expliqué que, par « refus de tout extrémisme », il ne compte pas reprendre à son compte toutes les propositions et idées du RPR, malgré son affection pour son héritage. Notamment au sujet des religions et de la laïcité.

En Bref – Dans son nouvel ouvrage, Je ne regrette rien (Fayard), Éric Ciotti reprend à son compte une part du programme du RPR des années 1990, mais cite seulement certaines des positions d’alors, sans les soutenir.

Invité de Nice-Presse et Direct Azur ce lundi 2 juin, le président de l’UDR et député des Alpes-Maritimes a notamment été interrogé sur cette phrase d’il y a trente ans passés, partagée alors par la droite : « l’islam n’est pas compatible avec la République ».

Réponse d’Éric Ciotti : « Non, je ne dirais pas quelque chose comme cela aujourd’hui, ce serait faux. Cette phrase ne serait pas recevable. Ceux qui m’accusent d’extrémisme doivent faire leur mea culpa. On peut croire au Dieu que l’on veut. L’islam est compatible avec la République, comme toutes les religions, pour autant qu’elles respectent, qu’elles se soumettent à la Loi. Et non l’inverse. »

Et de compléter : « Il y a peut-être une incompatibilité avec ce dont nous sommes les héritiers, cette civilisation judéo-chrétienne, c’est vrai qu’il y a une interrogation. Le débat sur le voile pour les fillettes remet en lumière des pratiques qui heurtent les Français. »

« Une religion ne doit pas imposer dans l’espace public ses codes et ses pratiques. On est en France, avec son long cortège d’églises et de cathédrales, et j’y suis attaché. À la défense de notre identité. »

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Passionné de cinéma, de littérature américaine et de balades en Italie. Diplômé d'un bachelor en journalisme depuis 2019, Niçois depuis 2012 !

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