Nicolas Daragon a consacré mardi son premier déplacement comme ministre délégué chargé de la Sécurité du quotidien à une rencontre avec des policiers municipaux armés de Taverny, ville moyenne du Val-d’Oise, où il a plaidé pour une simplification des règles qui « freinent » leur action.
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Questionné sur ses attributions comme membre du gouvernement de Michel Barnier, le nouveau ministre délégué (LR) a précisé qu’il aurait dans son périmètre la police municipale, la sécurité civile et notamment les sapeurs-pompiers, la police des transports, mais également « sûrement de la cybersécurité ».
M. Daragon a souligné que la police municipale n’avait pas fait l’objet d’une loi cadre depuis 1999. « Au moment où les polices municipales montent en puissance, on se retrouve avec des règles archaïques qui les freinent dans leur capacité à s’engager », a-t-il dit, mentionnant par exemple les difficultés d’agrément pour les brigades cynophiles, mentionnées devant lui par des agents à Taverny.
Au sujet des transports, il a souligné qu’il y a « malheureusement beaucoup de délinquance dans ces temps de déplacement de nombreux de nos concitoyens », et particulièrement en Ile-de-France. Il a dit avoir « quelques idées sur le sujet ».
Maire de Valence, il a été reçu par une édile qu’il connaît bien, Florence Portelli (LR), vice-présidente comme lui de l’association des maires de France (AMF), vantant devant elle les « élus locaux qui s’investissent sur des compétences qui, initialement, ne sont pas strictement les leurs au sens de la loi ».
Elue en 2014, la maire de Taverny a créé il y a dix ans cette police municipale, qui compte 14 agents armés et est dotée d’une brigade motocycliste et d’une quarantaine de caméras de vidéosurveillance. La ville de 27.000 habitants, située à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Paris, y consacre 1,2 million d’euros par an.
Les agents ont évoqué devant le ministre aussi bien « les rodéos urbains » que « les regroupements » de dizaines de jeunes et le tapage nocturne, « ce qui pourrit vraiment la vie des gens », selon les mots de la maire.
Mme Portelli a évoqué « des difficultés kafkaïennes, administratives » pour l’action de cette police municipale. Elle a globalement souhaité qu’il y ait « moins de bureaucratie » et « plus de considération pour ces agents qui sont des policiers ». Elle a aussi fait valoir que les villes avaient besoin de « financements, parce que c’est une charge très très lourde ».







De nouvelles initiatives sont rapidement prises par le ministère de l’intérieur tout juste nommé.
Espérons qu’elles pourront remédier à l’insécurité qui règne dans notre pays et permettre aux forces de l’ordre et aux agents de l’État de travailler dans des conditions plus favorables au maintien de la paix ☮️