Une étude parue à l’occasion de la Toussaint nous apprend que le tarif des obsèques varie grandement en fonction de votre région. Ainsi, elles sont moins onéreuses en Provence-Alpes-Côte d’Azur qu’ailleurs. Voici pourquoi.
De grandes disparités Nord-Sud. Pour la Toussaint, deux entreprises, Silver Alliance, groupement de marques pour le bien-vieillir, et Simplifia, fournisseur de solutions logicielles pour les pompes funèbres, ont dévoilé une étude sur le montant des obsèques en France. Un baromètre révélé par Le Parisien le 31 octobre dernier.
Et les chiffres nous montrent qu’une énorme différence existe selon le lieu du décès. Ainsi, mourir n’a pas le même coût, que vous soyez issu de Normandie ou de Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Avant de se pencher sur les cas particuliers, sachez qu’en moyenne, les funérailles dans l’Hexagone valaient 4.789 euros en 2024. C’est 1,2% de plus qu’en 2023, puisqu’il fallait débourser 4.730 euros il y a deux ans.
Plus de 1000 euros d’écart entre la région Sud et la Normandie !
Maintenant, si l’on se trouve dans la région Sud, les tarifs se montrent plus avantageux si l’on peut dire, à savoir 4.347 euros. C’est près de 1.100 euros de moins que chez les Normands, territoire le moins abordable sur ce triste sujet (5.455 euros). Nous le disions, il existe une démarcation très claire entre le Sud et le Nord, puisque la deuxième collectivité la plus « abordable » de ce point de vue est l’Occitanie (4.369 euros).
Elle est suivie par la Nouvelle-Aquitaine (4.539 euros) et l’Auvergne-Rhône-Alpes (4.796 euros). A contrario, il faut payer 5.353 euros en Bretagne (deuxième) et 5.244 euros dans les Pays-de-la-Loire (troisièmes) lorsqu’on perd un proche.
Les pompes funèbres très présentes en PACA
Pourquoi de tels écarts ? D’après le rapport, la principale raison vient de la concurrence, car « plus il y a de pompes funèbres dans une région, plus les prix sont tirés vers le bas », rappelle l’enquête.
Or, nous en répertorions 780 chez nous, contre 406 en Normandie. De manière plus générale, la distinction se fait aussi via les dépenses liées à la cérémonie, entre les rituels religieux et civils.
Nous remarquons également que les inhumations représentent plus de la moitié des obsèques français (55,4 %), mais elles sont en baisse face aux crémations, notamment pour une raison pécuniaire. Le premier choix (4.924 euros) demande en effet en moyenne 400 euros de plus que le second (4.528 euros). Par exemple, pour un enterrement, un cercueil vaut environ 1.300 euros.
Enfin, on peut retenir par ailleurs une diminution du nombre de cérémonies religieuses et des familles de plus en plus éclatées. Tout cela joue évidemment sur la note finale, tout comme les options que certains ajoutent, en particulier durant la confection du cercueil.






