Au cœur de l’été, l’hippodrome de la Côte d’Azur vibre au rythme des soirées festives, des courses de haut niveau et d’animations familiales. Son président, François Forcioli-Conti, dresse le bilan de la saison, évoque ses grands projets, et revient sur l’importance de ce site unique à Cagnes-sur-Mer.
- LIRE NOTRE DOSSIER – Quartiers d’été à Cagnes-sur-Mer !

Quel premier bilan tirez-vous de la saison ?
Le mois de juillet est une période où nous avons beaucoup d’événements et d’animations, c’est l’occasion de remercier le public azuréen. En août, il s’éloigne souvent un peu de la Côte. Depuis 17 ou 18 ans, nous organisons des « soirées de villes » avec des communes partenaires comme Mougins, Le Cannet, Grasse…
Elles attirent entre 3.000 et 5.000 spectateurs, parfois plus. On y retrouve des animations, des jeux pour les enfants et, bien sûr, les traditionnels feux d’artifice. Nous en tirons dix chaque été.
La fréquentation est-elle en hausse ?
Nous avons eu un peu moins de spectateurs qu’en 2023, mais davantage de payants. Sur les « soirées de villes », l’entrée est gratuite pour les habitants de la commune invitée. En revanche, le jeu sur l’hippodrome est resté au même niveau, et le PMU est même en légère hausse (+1,5 % en juillet). C’est positif, dans un contexte où les enjeux nationaux connaissent une petite baisse.
Quel budget représente le fonctionnement de l’hippodrome ?
Environ 6,5 millions d’euros par an, dont 80 à 90 % des enjeux sur nos courses PMU. Le reste des jeux sur place, de la location d’espaces et d’événements organisés hors courses. Depuis 15 à 20 ans, nous avons beaucoup développé cette activité hors saison : salons, réceptions, activités culturelles comme notre récital de piano, qui marche très bien.
Il a fallu changer l’image du lieu, longtemps réservé à l’entre-soi des courses. Avec l’aide d’une société spécialisée, nous avons ouvert nos portes à d’autres manifestations, et cela fonctionne.
Quels sont les grands projets en cours ?
Deux chantiers majeurs. D’abord, utiliser l’eau de la station d’épuration voisine pour arroser les pistes, plutôt qu’elle ne se déverse dans la mer. Cela nécessite un nouveau traitement et un cadre réglementaire strict, mais cela éviterait de puiser dans la nappe phréatique du Loup.
Ensuite, l’installation de panneaux photovoltaïques sur les toits des tribunes, d’une partie des boxes et des parkings. L’électricité produite sera revendue par l’entreprise partenaire, et nous percevrons un loyer. Nous voulons être un hippodrome exemplaire.

Côté partenariats, Monaco reste-t-il un acteur important ?
Nous avons eu plusieurs phases de collaboration, avec la Société des Bains de Mer puis la Fondation de la princesse Charlène. Cette année, le 23 août, lors de notre réunion de clôture, la fondation remettra un chèque à deux associations : l’une pour offrir une seconde carrière aux chevaux de course, l’autre pour le personnel des courses.
Justement, quels seront les temps forts du 23 août ?
Une grande soirée avec notre « critérium de vitesse de l’été », des courses de poneys dans le cadre de la World Summer Pony Cup, le « Palio de l’amitié » où les chevaux courent sous les couleurs de villes partenaires, et un feu d’artifice. Nous inviterons aussi nos partenaires économiques dans le cadre du club que nous avons créé.
Combien de chevaux et de structures vivent à l’année sur le site ?
150 chevaux à l’entraînement actuellement, mais l’hippodrome a une capacité d’accueil de 1.200 box et 150 logements. Nous avons aussi une clinique vétérinaire et 60 hectares de terrain, dont 900 mètres en bord de mer. C’est un atout considérable. Nous avons toujours résisté aux projets immobiliers qui auraient pu détruire ce site unique.
Certains concours équestres ont disparu depuis le Covid… Un retour est-il envisagé ?
Nous aimerions, mais l’organisateur historique a cessé son activité pendant la pandémie et aucun autre n’a pris la relève. C’est dommage : ces compétitions accueillaient environ 800 chevaux, soit 2.000 personnes, en mars-avril, une période bénéfique pour l’économie locale.




Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.