Avec 109 voix d’avance, Anne Sattonnet remportait dimanche la mairie de Vence. Soutenue par Nouvelle Énergie, le parti de David Lisnard, elle affiche ses ambitions pour l’une des plus grandes communes de la Métropole niçoise.
Une première pour Vence. Dimanche, la commune a placé une femme politique, Anne Sattonnet, dans le fauteuil de maire. La vice-présidente du Département a remporté l’élection d’un souffle devant le sortant, Régis Lebigre. 36,8% contre 35,5% des suffrages.
En quadrangulaire, la liste de la droite libérale a donc battu celle des Républicains, ainsi que Patrick Scalzo, un divers droite, et Jean-Louis Fiori de l’union de la gauche. C’est un accomplissement dans le parcours de celle qui est déjà élue dans ce canton depuis des années, aux côtés du président des Alpes-Maritimes Charles Ange Ginésy.
Anne Sattonnet élue maire de Vence : ses priorités pour la ville
Après sa victoire, la nouvelle édile se projette très vite vers la suite. « Ma position au Département va permettre une belle synergie avec la commune. On va faire très rapidement un point sur les grands travaux sur lesquels on voulait revenir » a-t-elle posé au micro de Nice-Presse.
Notamment « la piscine et la halle Surian, pour gérer l’avenir de ces deux sites. On va revenir sur la situation du contentieux avec Eiffage pour le projet Chagall ».
Volontaire, elle promet de se faire davantage entendre que l’équipe précédente au sein de la Métropole : « Nous serons beaucoup plus présents. On veut travailler le PLU, le plan local d’urbanisme, de manière active. »
« Se faire entendre par la Métropole »
Mais avant cela, ce sera « la proximité d’abord », avait-elle déjà insisté dans nos colonnes dès avril 2025, puisqu’elle s’était lancée assez tôt dans cette campagne.
Avec un atout dans sa manche désormais. Depuis un moment déjà, Anne Sattonnet s’agaçait des orientations prises par le conseil communautaire, présidé par Christian Estrosi. « Le problème, c’est que la Métropole est devenue une ‘supracommunalité’ dominée par la ville-centre. Il faut renverser cette logique : si on paie, on doit peser. Je défendrai un contrat d’objectifs, sans allégeance, avait-elle insisté dans Nice-Presse en février 2025. Il faudra se faire entendre. Ma connaissance des rouages et ma position seront des leviers. »
Sans doute avec moins de difficultés que prévu, puisque c’est son allié politique (ils comptent dans la même majorité au Département), Éric Ciotti, qui prendra les reines d’ici à quelques jours, après sa victoire à Nice.
« J’ai l’habitude de travailler avec lui », nous a-t-elle glissé, tout en rappelant qu’elle ne partage pas la même sensibilité politique que le patron de l’UDR, allié au RN.



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