À Nice, la bataille de la propreté s’invite dans le débat municipal. Pierre-Paul Léonelli, adjoint de Christian Estrosi, revendique une ville « excellemment bien tenue ». Dans un entretien à Nice-Presse Dimanche, il répond sans détour aux critiques de ses opposants et défend le modèle métropolitain de gestion des déchets.

SYNTHÈSE – Les municipales approchent, et les sacs-poubelles deviennent, à leur manière, un symbole politique ! Pour certains candidats, Nice manquerait d’entretien et de moyens.

Mais pour l’élu Pierre-Paul Léonelli, la critique relève plus du discours de campagne que de la réalité du terrain. « Nos agents reçoivent des prix nationaux », insiste-t-il, soulignant le professionnalisme des équipes chargées du nettoiement. Selon lui, les retours des touristes étrangers, souvent réputés exigeants, en témoignent, Nice est perçue comme une ville propre et bien tenue.

À l’en croire, la cinquième ville de France fait même mieux que Paris ou Marseille. Moins d’affichage sauvage, peu de tags, et quand il y en a, ils ne restent pas longtemps. Ce sont les incivilités du quotidien, plus que le manque de moyens, qui salissent la ville. D’où son appel à la responsabilité individuelle.

Pierre Paul Leonelli
[© Nice-Presse]

Incivilités et verbalisation, les armes du changement ?

Dans les ruelles secondaires, notamment autour de l’avenue Jean-Médecin, les habitants pointent des zones encore sales. Pierre-Paul Léonelli ne s’en cache pas, mais il avance une solution simple, sanctionner davantage. « Les policiers municipaux ne peuvent pas être partout », explique-t-il. Il plaide pour que les agents du nettoiement puissent, eux aussi, dresser des amendes. Une mesure qu’il juge essentielle pour responsabiliser les citoyens et améliorer la propreté du quotidien.

La LAC, brigade de Lutte contre les Atteintes au Cadre de vie, agit déjà sur les incivilités les plus graves. Mais avec 50.000 chiens recensés à Nice, l’adjoint en appelle surtout au civisme : « Nous offrons les sachets, à chacun de les utiliser ! »

Nouvelles habitudes

Autre sujet souvent évoqué, un manque de poubelles. Là encore, le bras droit de Christian Estrosi assume : multiplier les corbeilles n’est pas, selon lui, un signe d’écologie. Il préfère miser sur les compactrices à énergie solaire, qui remplacent une quinzaine de corbeilles classiques tout en réduisant les coûts d’entretien. Pour éviter les dépôts d’ordures ménagères sauvages, tout en incitant les habitants à adopter des comportements plus responsables.

Pour l’élu, le changement de mentalité est aussi important que l’équipement. « Il y a des corbeilles ou des compactrices tous les cent mètres, ce n’est pas insurmontable », glisse-t-il, rappelant qu’une ville propre dépend autant de ses infrastructures que du civisme de ses habitants.

Polémique sur la collecte dans la métropole

Dans la Métropole Nice Côte d’Azur, certaines communes affirment être moins bien servies. Des critiques relayées notamment par le député Bryan Masson (RN). Pierre-Paul Léonelli balaie ces accusations, affirmant que la métropole a uniformisé et amélioré le service de ramassage. Il souligne la régularité du ramassage des encombrants et la solidité du dispositif public, « bien plus économique que le privé ».

Et quand on évoque les propos des élus du Rassemblement national, il ne cache pas son exaspération. Il accuse Bryan Masson, Alexandra Masson ou encore Éric Ciotti de « copier-coller le programme du RN » sans comprendre la réalité locale.

« Qu’ils racontent ce qu’ils veulent », lâche-t-il, affirmant que Nice, Cagnes ou Menton sont bien loin du tableau sombre dressé par l’opposition. Et d’ajouter, avec un brin d’ironie : « J’attendrais plutôt qu’ils nous remercient. »

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Reporter niçois diplômé en journalisme, Matthias Bellegarde a rejoint Nice-Presse en 2026. Expert de l'économie locale et de l'immobilier, il suit de près l'évolution des marchés et des entreprises entre Nice et Menton. Engagé pour une information transparente et vérifiée, il est signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction.

2 Commentaires

50000 chiens à Nice comment pouvez vous publier une telle connerie. 1 chien pour 6 habitants. Du journalisme biaisé de campagne électorale

30 Millions d’Amis mentionne que la population canine à Nice serait « supérieure à la moyenne : 1 chien pour 7 habitants » 😉