En deux jours, la semaine dernière à Marseille, c’est d’abord un adolescent de 15 ans qui est tué dans des conditions atroces, mercredi. Puis un autre, un tueur à gages de 14 ans à peine, qui est arrêté vendredi pour avoir tué un chauffeur VTC et père de famille, avant même d’approcher sa cible.
« Il est temps de se ressaisir, la jeunesse », a lancé lors de son sermon funèbre mardi l’imam Boualem Khatir, de la mosquée Méditerranée, avant que le corps de Nessim Ramdane, le chauffeur de VTC abattu vendredi par un tueur de 14 ans, ne soit inhumé.
« Dégoûté de la République », Amine Kessaci, président de l’association Conscience, dénonce l’abandon par les autorités des quartiers populaires.
Si ces narchomicides « avaient eu lieu dans les beaux quartiers de Paris ou les quartiers sud de Marseille, on aurait déployé l’opération Sentinelle, des ministres seraient venus (…) Les gens des quartiers, on les laisse s’entretuer ».
Selon ce militant, qui fut colistier (non élu) sur la liste EELV aux Européennes et candidat écologiste battu au deuxième tour pour le Nouveau Front Populaire aux récentes législatives, les jeunes se sentent « rejetés par la société ».
Mais « il faut que la honte change de camp », clame le jeune homme : « ceux qui doivent avoir honte, c’est les bobos. Parce que ce sont eux qui consomment la drogue. On ne peut pas continuer juste à taper sur ces jeunes qui dealent”.
Ceux qui consomment doivent se rendre compte « qu’ils ont un peu de sang sur les mains et du sang sur leurs joints. »





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