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Le décryptage de Nice-Presse (@NicePresse) s’intéresse à un rapport d’Atmo Sud sur le niveau de pollution des écoles azuréennes pic.twitter.com/VL5JpsGrg7
— BFM Nice Côte d’Azur (@BFMCotedazur) December 14, 2023
Les écoles de notre région seraient polluées, cela représente-t-il de vrais risques sanitaires pour les enfants ?
On s’intéresse ce matin à un passionnant rapport d’AtmoSud. Cet institut scientifique indépendant spécialisé dans la pollution et la santé publique s’est penché sur les 5000 établissements recevant des jeunes en Provence-Alpes-Côte d’Azur. On parle donc des crèches, jusqu’aux lycées
Premier chiffre : plus de trois quarts de ces établissements sont installés dans des zones exposées à des seuils de pollution jugés nocifs par l’Organisation mondiale de la santé
Par exemple, chez nous, 69% des écoles primaires sont concernées par des pics de concentration « extrêmes » de CO2
Non seulement ces bâtiments sont ouverts aux mauvais endroits, mais ils sont mal équipés : 75% des écoles n’ont pas de vrai système de ventilation !
Il s’agit ici d’une compétence des différentes mairies pour ce qui est des immeubles, et de l’Education nationale pour leur fonctionnement quotidien
Ces mauvais chiffres, concrètement, qu’impliquent-ils pour les enfants ?
Au « mieux », si on peut dire, des troubles de la concentration et de la vigilance, qui vont leur poser des difficultés pour apprendre correctement
Dans le pire, les jeunes les plus vulnérables, notamment les asmathiques, sont exposés à un péril sanitaire. On sait que la pollution atmosphérique entraîne d’une manière générale, pour tout le monde, une aggravation des risques d’accidents vasculaires cérébraux et de maladies cardiaques
AtmoSud propose-t-il quelques solutions ?
Garantir le bon fonctionnement de la VMC (la ventilation), aérer quand c’est possible, déjà
Ensuite, faire attention aux produits utilisés pour le nettoyage des salles de classe, il y en a encore trop qui sont utilisés parce qu’ils ne sont pas chers, bien qu’ils soient toxiques.
Il faudrait aussi que les écoles limitent au maximum l’achat de matériel en plastique, pour se tourner vers le carton, ou le métal
« Végétaliser » les cours d’écoles, comme Nice le fait — avec 500.000 euros mobilisés chaque année — est aussi une vraie solution.



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