Le Décodage de Nice-​Presse, chaque jeudi en direct à 7h15 et 9h15 dans la matinale de notre parte­naire BFM Nice Côte d'Azur.

Les écoles de notre région seraient polluées, cela représente-​t-​il de vrais risques sanitaires pour les enfants ?

On s'intéresse ce matin à un passionnant rapport d'AtmoSud. Cet institut scien­ti­fique indépendant spécialisé dans la pollution et la santé publique s'est penché sur les 5000 établis­se­ments recevant des jeunes en Provence-​Alpes-​Côte d'Azur. On parle donc des crèches, jusqu'aux lycées

Premier chiffre : plus de trois quarts de ces établis­se­ments sont installés dans des zones exposées à des seuils de pollution jugés nocifs par l'Organisation mondiale de la santé

Par exemple, chez nous, 69% des écoles primaires sont concernées par des pics de concen­tration "extrêmes" de CO2

Non seulement ces bâtiments sont ouverts aux mauvais endroits, mais ils sont mal équipés : 75% des écoles n'ont pas de vrai système de ventilation !

Il s'agit ici d'une compé­tence des diffé­rentes mairies pour ce qui est des immeubles, et de l'Education nationale pour leur fonction­nement quotidien

Ces mauvais chiffres, concrètement, qu'impliquent-ils pour les enfants ?

Au "mieux", si on peut dire, des troubles de la concen­tration et de la vigilance, qui vont leur poser des diffi­cultés pour apprendre correctement

Dans le pire, les jeunes les plus vulné­rables, notamment les asmathiques, sont exposés à un péril sanitaire. On sait que la pollution atmosphé­rique entraîne d'une manière générale, pour tout le monde, une aggra­vation des risques d'accidents vascu­laires cérébraux et de maladies cardiaques

AtmoSud propose-​t-​il quelques solutions ?

Garantir le bon fonction­nement de la VMC (la venti­lation), aérer quand c'est possible, déjà

Ensuite, faire attention aux produits utilisés pour le nettoyage des salles de classe, il y en a encore trop qui sont utilisés parce qu'ils ne sont pas chers, bien qu'ils soient toxiques. 

Il faudrait aussi que les écoles limitent au maximum l'achat de matériel en plastique, pour se tourner vers le carton, ou le métal

"Végétaliser" les cours d'écoles, comme Nice le fait — avec 500.000 euros mobilisés chaque année — est aussi une vraie solution.

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