Face à la multiplication des affrontements violents et des dégradations urbaines constatés ces derniers jours, la préfecture de police a pris la décision d’interdire la manifestation de la communauté kurde prévue ce samedi à Marseille. Après un rassemblement marqué par des blessures dans les rangs des forces de l’ordre et des saccages dans le centre-ville, les autorités invoquent la nécessité impérieuse de garantir la sécurité publique dans les quartiers de la Canebière et du Vieux-Port.
Le centre-ville de Marseille ne sera pas le théâtre de nouveaux débordements ce samedi ! Alors que les autorités craignent une escalade après une semaine sous haute tension, la préfecture a choisi la voie de la fermeté pour protéger la cité phocéenne de nouveaux heurts violents !
Un lourd bilan après les affrontements de jeudi
La mobilisation de jeudi dernier a laissé des traces profondes dans les rues marseillaises. Environ 2.500 membres de la communauté kurde s’étaient réunis pour manifester avant que la situation ne bascule dans la violence. Selon les services de la préfecture, les forces de l’ordre ont été la cible de jets de projectiles nourris et de tirs de mortiers d’artifice, faisant dix blessés légers dans leurs rangs. Le mobilier urbain n’a pas été épargné par la fureur des manifestants : des motos ont été retrouvées calcinées, tandis que les vitres des arrêts de bus et de tramway ont été pulvérisées dans le sillage du cortège.
La fermeté de l’État face à la répétition des troubles
Pour justifier cet arrêté d’interdiction, la préfète de police déléguée, Corinne Simon, souligne la récurrence des incidents. Outre les faits de jeudi, une manifestation non déclarée à Marignane mardi dernier avait déjà engendré d’importants troubles à l’ordre public, blessant neuf fonctionnaires de police. Le même jour, une intrusion sans autorisation dans les locaux de France 3 par une vingtaine de personnes avait accentué le climat d’instabilité. Jacques Witkowski, préfet des Bouches-du-Rhône, a rappelé la ligne de conduite de l’État : “Si la liberté de manifester est un droit fondamental protégé par la République, de tels troubles à l’ordre public ne peuvent être tolérés”. Un dispositif de sécurité massif sera ainsi déployé pour s’assurer que l’interdiction de manifester samedi sera bien respectée.
Le soutien diplomatique français au cœur des tensions
Ce regain de tension à Marseille s’inscrit dans un contexte géopolitique complexe en Syrie, où les forces kurdes font face aux velléités du pouvoir de Damas. Malgré les mesures de sécurité intérieure, la France réaffirme son attachement à ses alliés historiques engagés contre le terrorisme. Le Quai d’Orsay a tenu à marquer sa solidarité envers ceux qui ont combattu aux côtés de la coalition internationale : “Nous ne lâchons pas les Kurdes, nous savons ce que nous leur devons. Ce sont nos frères d’armes”. Cette reconnaissance du rôle essentiel des Kurdes dans la lutte contre le groupe État islamique n’empêchera pas les autorités de veiller à ce que l’ordre républicain prévale sur le sol national.
Nice-Presse avec des contenus de l’AFP








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