L’homme tué par balles le 4 janvier en plein centre de Marseille, dans le quartier de Belsunce, n’était pas une cible directe. Selon le parquet et la police, il s’agirait d’une victime collatérale, touchée lors d’une fusillade liée aux trafics qui gangrènent ce secteur sensible, à deux pas de la Canebière.
La scène s’est déroulée un dimanche soir, peu après 21h30. En quelques secondes, la violence s’est abattue sur un groupe rassemblé dans une rue du quartier. Touché par plusieurs balles au thorax, l’homme s’est effondré et est mort sur place, sans que les secours puissent intervenir.
Une fusillade en lien avec un point de deal
D’après les premiers éléments de l’enquête, la victime se trouvait à proximité immédiate d’un point de deal et de vendeurs de cigarettes de contrebande. Trois individus circulant en voiture auraient alors fait irruption, dont deux armés de fusils d’assaut. Ils auraient ouvert le feu sur le groupe, blessant également un autre homme au mollet.
Les assaillants se seraient revendiqués de la « DZ Mafia », selon une source proche de l’enquête. Cette signature, déjà apparue dans d’autres dossiers, renforce la piste d’un règlement de comptes lié aux trafics locaux, même si l’homme décédé n’était pas la cible initiale.
Belsunce, quartier sous pression permanente
Situé à quelques mètres de la Canebière, le quartier de Belsunce concentre depuis plusieurs années des trafics en tout genre, dans un contexte de grande précarité sociale. Les autorités rappellent que ce secteur du centre-ville de Marseille est régulièrement le théâtre de violences liées au trafic de drogue.
En mai dernier, un homme de 25 ans y avait déjà été tué par balles devant une pizzeria. Les enquêteurs avaient alors confirmé un assassinat sur fond de trafic de stupéfiants, illustrant la répétition de scènes meurtrières dans ce périmètre restreint.
Les victimes collatérales, un phénomène qui inquiète
Selon un décompte de l’AFP, 19 personnes ont perdu la vie en 2025 dans des narchomicides dans le département des Bouches-du-Rhône, la grande majorité à Marseille. Parmi ces morts, plusieurs étaient des victimes collatérales, inconnues des services de police et de la justice.
Le drame rappelle notamment la mort de Mehdi Kessaci, tué à 20 ans le 13 novembre. Ce jeune homme, frère du militant écologiste et antidrogue Amine Kessaci, n’était pas impliqué dans les trafics. Sa disparition avait profondément bouleversé la ville, symbole d’une violence qui frappe parfois au hasard.
Nice-Presse avec des contenus de l’AFP







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