L’ex-sénateur RN et Reconquête ! Stéphane Ravier comparaîtra le 2 décembre devant le tribunal correctionnel de Marseille pour « atteinte à la liberté d’accès ou à l’égalité des candidats dans les marchés publics », a indiqué mercredi l’AFP lors d’une audience de fixation devant la chambre économique et financière.
Le parquet de Marseille lui reproche des faits de favoritisme survenus entre septembre 2016 et juin 2017, période durant laquelle il dirigeait le 7e secteur de la ville (13e et 14e arrondissements), conquis lors des municipales de 2014.
L’affaire concerne un marché attribué pour la rénovation du site internet de la mairie de secteur. Officiellement partagé entre deux sociétés, il aurait en réalité profité au même bénéficiaire, selon le parquet.
Ce partage artificiel, qualifié de « saucissonnage », aurait permis de rester sous le seuil des 25.000 euros, seuil imposant normalement une procédure de mise en concurrence. Une enquête avait été ouverte en 2021, après le basculement de la mairie de secteur vers la droite marseillaise un an plus tôt.
Au cours de l’instruction, le sénateur aurait affirmé ne pas connaître les modalités de passation de ce marché.
Sa nièce Sandrine Ravier, 43 ans, ancienne première adjointe puis maire de secteur à sa suite, ainsi que le rédacteur des marchés concernés, sont eux aussi poursuivis pour favoritisme.
Parallèlement, Stéphane Ravier, qui milite pour une union des droites en vue des municipales de mars 2026, doit également être rejugé par la cour d’appel d’Aix-en-Provence dans une affaire de prise illégale d’intérêt.
Le 29 mai 2024, il avait été condamné par le tribunal correctionnel à six mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité pour avoir « œuvré illégalement » au recrutement de son fils Thomas Ravier à la mairie de secteur, via dix contrats à durée déterminée étalés sur trois ans et demi, avant son passage au statut de fonctionnaire stagiaire.
Lors des municipales de 2020 à Marseille, la liste du Rassemblement national menée par M. Ravier avait obtenu près de 20 % des suffrages au second tour, arrivant en troisième position.
Pour les élections de 2026, deux candidats se sont déjà déclarés : le député RN Franck Allisio et Martine Vassal, présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône et de la métropole Aix-Marseille-Provence, qui se relance avec la droite et le centre après son échec de 2020.
Avec AFP



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