Le corps retrouvé à l’arrière d’une voiture incendiée dans la nuit du 1er au 2 janvier à Marseille a été formellement identifié. Il s’agit d’un adolescent de 17 ans porté disparu, selon le parquet, qui annonce la mise en examen d’un homme de 23 ans. L’enquête confirme une mort par balles et s’inscrit dans un contexte de grande violence, persistante dans la cité phocéenne.
Un drame d’une extrême violence, et une ville une nouvelle fois sous le choc. Dans les quartiers Nord de Marseille, la découverte d’un véhicule incendié contenant un corps avait immédiatement alerté les enquêteurs. Les premiers éléments médico-légaux ont depuis permis d’établir précisément les circonstances de la mort de la victime.
Un adolescent de 17 ans identifié après des analyses ADN
Selon le communiqué du parquet de Marseille, le corps retrouvé « présentait des impacts de balle au niveau de la tête et des épaules ». L’autopsie pratiquée dans la foulée a confirmé que « la cause du décès était bien due à des tirs au niveau du crâne ». Des analyses ADN ont ensuite permis d’identifier formellement la victime.
Il s’agissait d’« un jeune garçon de 17 ans dont les parents venaient de signaler la disparition », précise encore le parquet. À ce stade, aucune information supplémentaire n’a été communiquée sur le parcours ou l’environnement de l’adolescent.
Un suspect de 23 ans mis en examen et écroué
Dans ce dossier, un homme de 23 ans a été interpellé puis mis en examen. Il a été retrouvé au volant d’un véhicule qui pourrait correspondre « à la description d’un véhicule vu sur les lieux » du drame. Après quatre jours de garde à vue, il a été placé en détention provisoire.
Une information judiciaire a été ouverte pour des chefs particulièrement lourds : « assassinat en bande organisée, association de malfaiteurs en vue de la commission d’un crime en bande organisée, recel de vol en bande organisée et destruction de bien par moyen dangereux en bande organisée ». Le parquet ne communique pas davantage sur le rôle exact du mis en cause.
Le mode opératoire rappelle d’autres assassinats récents
Si le parquet affirme ne pas établir, à ce stade, de lien direct entre cet assassinat et les violences liées aux trafics de drogue qui gangrènent certains quartiers marseillais, il reconnaît que le mode opératoire peut l’évoquer. En un peu plus d’un mois, trois assassinats avec des corps retrouvés carbonisés ont été recensés à Marseille.
Parmi ces victimes figurent deux mineurs, dont l’un âgé d’à peine 15 ans. Ces éléments alimentent un climat d’inquiétude grandissant, alors que les règlements de comptes se succèdent dans différents secteurs de la ville.
Une violence armée persistante jusqu’au centre-ville
Dimanche encore, en plein centre de Marseille, un homme a été tué par balle dans le quartier populaire de Belsunce, à proximité immédiate de la Canebière. La victime a été visée près d’un point de deal, et un autre homme a été blessé au mollet.
Selon une source proche de l’enquête, trois hommes circulant en voiture, dont deux armés, ont ouvert le feu avec des fusils d’assaut sur un groupe, se revendiquant de la « DZ Mafia ». Les auteurs ont pris la fuite.
D’après un décompte de l’AFP, 19 personnes ont perdu la vie dans des assassinats liés au trafic de drogue en 2025 dans le département des Bouches-du-Rhône, la grande majorité à Marseille. Le 13 novembre, la mort de Mehdi Kessaci, 20 ans, frère du militant écologiste et antidrogue Amine Kessaci, avait déjà profondément marqué la ville.
Nice-Presse avec des contenus de l’AFP






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