Municipales 2026 - Éric Ciotti, candidat à l’élection niçoise de mars prochain, s’engage à ne pas conseiller d’entreprises privées s’il était élu maire. Une façon de tacler Christian Estrosi, sollicité par plusieurs sociétés. Le maire s’en est expliqué, par le biais de son avocat.
Deux enquêtes de presse, pas, pour l’heure, de la justice. Le 18 novembre, le Canard enchaîné relayait les questionnements de la CGT, qui réclamait des comptes à une société internationale d’aéronautique au sujet du travail, rémunéré, mené par le maire de Nice auprès de son conseil de surveillance. Il y a quelques semaines, c’était Nice-Matin qui soulignait l’existence d’un contrat entre une startup et le cabinet de conseils de Christian Estrosi. Le Parquet National Financier (PNF) a bien confirmé à Nice-Presse avoir « reçu un signalement » mais « celui-ci est en cours d’analyse ».
« Une activité d’élu n’est pas un métier »
Sollicité avant la proposition d’Éric Ciotti, Christian Estrosi nous avait transmis une réponse écrite de son avocat. « L’activité professionnelle privée d’un élu relève de sa vie privée, dès lors qu’elle n’entretient aucun lien avec l’exercice de ses mandats publics » pose maître Florian Lastelle.
« Éviter les conflits d’intérêts, les soupçons…» : Éric Ciotti (@eciotti) prend un engagement pour « plus de moralité à la mairie de Nice », et vise clairement Christian Estrosi (@cestrosi)#Nice06 #Municipales2026
— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) November 20, 2025
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« Une activité d’élu n’est pas un métier. Comme de nombreux élus locaux, Christian Estrosi exerce une activité professionnelle, parfaitement transparente. Il est administrateur de sociétés : c’est son métier, qu’il exerce en vertu de compétences reconnues. Il est diplômé de Sciences Politiques, titulaire de la certification ‘Exercer un mandat d’administrateur de sociétés’ (promotion 2021), et sollicité pour son expertise dans ce domaine. »
Pour finir, histoire de « dissiper toute ambiguïté auprès des lecteurs, il peut être utile de rappeler qu’aucun élément ne permet de prêter à cette activité la moindre apparence d’un conflit d’intérêts, dont la seule évocation s’apparenterait à un véritable procès d’intention. Le président de Revima (la société internationale d’aéronautique, ndlr) a d’ailleurs confirmé que Christian Estrosi a été pleinement assidu aux conseils auxquels il était convoqué. (…) Ses revenus sont intégralement déclarés, publiés et contrôlés ».






