La cour de la reine vient tout juste de tirer sa révérence. Pour cette quinzaine, « 420 000 Niçois et visiteurs se seront réunis dans les corsi, batailles de fleurs, Bal Veglione, Charivari, Carnavalina, Village…», selon la municipalité. Alors que la prochaine édition, « Vive l’amour !» s’organise déjà, replongeons encore quelques instants dans les coulisses de ces derniers jours…
Mardi, entre les chars du Carnaval, des centaines de danseurs défilent sous vos yeux. Ils sont venus de Nice et du reste du monde pour hypnotiser les foules. Pour mieux comprendre leurs cultures, on vous emmène dans les coulisses des troupes niçoises et espagnoles, grand pays de la fête.
La dentelle est ajustée, la capeline bien accrochée sur la robe traditionnelle rayée de rouge et de blanc. Camille est fin prête. Elle rejoint les autres membres de la Ciamada Nissarda, qui va s’élancer dans le « Corso d’aqui » dans moins d’une demi-heure.

Il s’agit de l’unique défilé du Carnaval intégralement dédié à la nissardité. Si la plupart des bénévoles s’y investissent depuis des années, de nouveaux visages intègrent toujours les rangs.

Pour Line, onze ans, c’est surtout le stress « d’oublier la choré » mais elle est « super contente de participer !». Et pour la Ciamada Nissarda, la journée est encore plus iconique car elle a célébré ses cent ans !

Honneur aux Niçois !
Sur l’aire de la farandole niçoise, une autre troupe arrive en l’honneur de la cité maralpine : Nice la Belle. Sortie de sa loge, l’équipe se réunit après s’être parée des costumes traditionnels. Des tenues bariolées, avec Arlequin et les bouffons du Roi.

« Beaucoup d’associations perpétuent les traditions. Le Carnaval est une occasion géniale pour les représenter ! On a envie que les habitants soient fiers de leur ville » acquiesce avec satisfaction Catherine Salinas, la co-présidente de Nice la Belle.
Surplombant les danseurs, la célèbre « Ratapignata » et Catherine Ségurane.

Les yeux brillants des spectateurs reflètent le travail d’une équipe soudée. Cathia, la doyenne, l’a réintégré après de nombreuses années de pause. « Je rêvais, la nuit, que je dansais et il manquait toujours une partie du costume, comme si on m’empêchait d’y retourner. Mais me revoilà !»

L’Espagne au rendez-vous
Les autres rendez-vous festifs regroupent de nombreuses troupes étrangères. Parmi elles, on en retrouve des espagnoles, dont la fête est un symbole fort !

Entièrement vêtu de doré, le collectif d’Ivan Gomez ajuste les derniers bijoux scintillants avant de se lancer sur la piste en damiers et valser entre les chars.

C’est la deuxième année pour ces vingt-cinq artistes, « une grande opportunité pour mettre en avant nos traditions » explique le chorégraphe.

Dans la loge voisine, une deuxième troupe ibérique sort des rideaux : celle de Victor Campus. 46 danseurs, qui ont ajouté à leurs costumes un rouge éclatant. Ceux-là ont choisi la corrida ainsi que le flamenco comme inspirations, aussi bien pour les couleurs qu’avec leurs casques ornés de cornes de taureau. Certains bustes sont ornés du Sacré-Cœur, emblème de la nation royale.


Quelques minutes avant le lancement du corso illuminé, l’émotion collective est évidente. Tous veulent honorer le pays qui les a conviés : « on est frères avec la France. On vit la même intensité culturelle au-delà des frontières ».











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