Les investigations se poursuivent après une série de sabotages ayant entraîné des coupures de courant massives à Cannes et Nice. Trois parquets coordonnent désormais les enquêtes, tandis qu’une revendication anarchiste est étudiée de près.
Lundi, les parquets de Grasse, Draguignan et Nice ont confirmé la poursuite des investigations après les actes de sabotage qui ont perturbé l’alimentation électrique à Cannes samedi, au dernier jour du Festival, et à Nice dans la nuit de samedi à dimanche.
« La question d’un éventuel regroupement des procédures reste liée aux résultats des investigations en cours », a précisé le parquet de Grasse, laissant entendre une distinction possible entre les deux séries d’événements.
Un black-out sans précédent au cœur du Festival de Cannes
Samedi, une coupure d’électricité a affecté jusqu’à 160.000 foyers, notamment à Cannes. Le Festival et sa cérémonie de clôture ont été épargnés grâce à un système d’alimentation autonome. L’électricité n’a été totalement rétablie qu’aux alentours de 15h20.
Les coupures ont été causées par l’incendie d’un poste de transformation RTE à Tanneron (Var), et par la chute d’un pylône haute tension à Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), dont trois des quatre piliers avaient été sciés.
Enquête en cours et piste anarchiste prise au sérieux ?
Le parquet de Grasse, en charge des faits de Villeneuve-Loubet, a ouvert une enquête pour destruction de bien destiné à l’utilité publique et association de malfaiteurs. Le parquet de Draguignan reste saisi de l’incendie à Tanneron, mais les deux juridictions échangent en continu.
Une revendication publiée dimanche sur un site alternatif nantais est en cours d’analyse. Selon le parquet de Grasse, ce texte, signé par « deux bandes d’anarchistes », prétend viser le Festival de Cannes, le site de Thales Alenia Space, des start-ups locales, ainsi que l’aéroport de Nice.
« Ce communiqué est analysé avec attention et a été versé à l’enquête », précise le parquet de Grasse.
Le sabotage de Nice considéré séparément
Le procureur de Nice, Damien Martinelli, a exclu pour l’instant tout lien avec les événements de samedi : « La supposée revendication ne visait pas les faits commis dimanche à Nice », a-t-il précisé. Le Festival était évidemment clôturé depuis la veille, et la zone des Moulins n’impactait aucun site culturel ou politique majeur.
Dans la nuit de samedi à dimanche, un incendie volontaire contre un transformateur électrique dans le quartier des Moulins a brièvement privé 45.000 foyers d’électricité. Une enquête a été ouverte pour destruction par incendie en bande organisée.
Avec AFP






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