Le parti communiste maralpin « appelle à la responsabilité » après un week-end de sabotages qui a privé de courant 200.000 foyers en tout. La revendication fait l’objet d’une enquête pour en évaluer la crédibilité.
La piste de l’extrême gauche ? Ce week-end, un communiqué anonyme, publié sur un site nantais, revendiquait « la responsabilité de l’attaque contre des installations électriques sur la Côte d’Azur » au nom de « deux bandes d’anarchistes » — sans que cela comprenne les faits commis dans le quartier des Moulins, considérés séparément par les policiers.
Le procureur de Grasse a confirmé dans la foulée que « cette revendication fait l’objet d’une évaluation ». Reste à identifier les responsabilités réelles de chacun. Samedi, 160.000 foyers furent privés de courant à l’ouest des Alpes-Maritimes. 45.000 à Nice dimanche matin, après des dégradations distinctes.
Lundi 26 mai, le Parti communiste des Alpes-Maritimes (PCF 06) a fait savoir qu’il « condamne fermement » ces attaques. « Sciage de pylônes à Villeneuve-Loubet, incendie d’un transformateur à Nice : ces actions irresponsables ont privé des dizaines de milliers de foyers d’électricité, sans jamais inquiéter les lieux de prestige comme le Festival de Cannes ».
« Des dérives dangereuses »
« Ce sont les habitants, les travailleurs, les familles modestes, les hôpitaux et les services publics essentiels qui ont été les véritables victimes de ces coupures. De tels actes mettent en péril la vie quotidienne, la santé des patients et la sécurité collective, à l’heure où les services hospitaliers et les équipements sociaux sont déjà mis à rude épreuve » note l’orateur maralpin Julien Picot.
« Rien, absolument rien ne saurait justifier la mise en danger de la population. Si la colère sociale peut être légitime, ses expressions doivent toujours être dirigées contre les vrais responsables de l’injustice, jamais contre les outils qui permettent à notre société de fonctionner et de vivre dignement. »
« Le PCF 06 appelle à la responsabilité, à la solidarité, et à l’unité face à ces dérives dangereuses. Nous continuerons de défendre un service public de l’énergie fort, démocratisé et protégé. »



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