La propagation du chikungunya en France métropolitaine semble enfin marquer le pas après une flambée record observée cette année, selon les données publiées mercredi par Santé publique France. En revanche, la fièvre West Nile continue de se manifester de façon persistante sur le territoire.
- À LIRE AUSSI… Alerte sanitaire due au chikungunya sur la Côte d’Azur : brigade, pièges, veille spéciale… Comment Nice pousse sa vigilance
Au 20 octobre, les autorités sanitaires recensent 749 cas autochtones de chikungunya répartis dans 79 foyers, auxquels s’ajoutent 17 cas isolés. Ces contaminations, survenues depuis début mai, dépassent légèrement les 729 cas dans 75 foyers et 13 cas isolés enregistrés la semaine précédente, selon le dernier rapport de Santé publique France.
Cette progression plus modérée traduit un ralentissement de la circulation du virus, transmis par les moustiques tigres. L’été 2025 restera néanmoins exceptionnel : jamais auparavant le pays n’avait connu un tel nombre de cas, alors que les années précédentes n’en comptaient que quelques dizaines au maximum.
Des foyers majeurs, dépassant les 70 infections, ont été identifiés à Fréjus (Var), Antibes (Alpes-Maritimes) et Bergerac (Dordogne). D’autres régions comme la Bourgogne-Franche-Comté, le Centre-Val-de-Loire, le Grand Est ou encore la Nouvelle-Aquitaine ont également signalé pour la première fois des transmissions locales.
La forte épidémie observée cette année à La Réunion et dans la zone de l’océan Indien a contribué à l’arrivée de cas importés en métropole, entraînant ensuite des contaminations locales. Plus largement, le réchauffement climatique favorise l’expansion du moustique tigre dans des zones où il était absent il y a encore quelques décennies.
Chikungunya, dengue et fièvre West Nile : des moustiques toujours plus présents en France
Le moustique tigre, vecteur également de la dengue, a provoqué une activité moindre sur ce front : depuis mai, 29 cas autochtones ont été recensés, bien en deçà du record de 66 cas enregistré sur l’ensemble de l’année 2024.
En parallèle, la fièvre West Nile, transmise par le moustique Culex plus courant en Europe de l’Ouest, poursuit sa diffusion, quoique à un niveau inférieur à celui du chikungunya. Le seuil des 50 cas vient d’être franchi dans l’Hexagone.
Santé publique France, qui faisait auparavant état d’un seul décès, en dénombre désormais deux parmi les 57 cas recensés de fièvre West Nile. Les victimes étaient atteintes de forme neuro-invasive, âgées de plus de 75 ans et présentant des comorbidités, précise l’agence.
Certains pays européens sont toutefois bien plus impactés, notamment l’Italie. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) signalait, dans un rapport publié début octobre, plus de 700 cas et près d’une cinquantaine de décès dans ce pays.
Avec AFP






