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    Nice-Presse»Nice-Presse Dimanche»SDF, seniors précaires, violences faites aux femmes… « Les associations ne seront jamais une variable budgétaire » : Jennifer Salles à Nice-Presse
    Nice-Presse Dimanche

    SDF, seniors précaires, violences faites aux femmes… « Les associations ne seront jamais une variable budgétaire » : Jennifer Salles à Nice-Presse

    Romain Boisaubert23/11/2025 14:16MAJ23/11/2025 14:21
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    1 2
    © Romain Boisaubert / Nice-Presse

    Jennifer Salles, adjointe de Christian Estrosi chargée des Solidarités, défend dans Nice-Presse Dimanche le choix de maintenir à tout prix les subventions aux associations, détaille les nouveaux outils pour les personnes âgées et alerte sur les moyens « insuffisants » de l’État pour protéger les femmes victimes de violences.

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    Social : « On fait tout ce que l’on peut, mais la loi nous bloque »

    Les distributions alimentaires ont été réorganisées. Concrètement, qu’est-ce qui a changé et où aller ?

    Notre maire Christian Estrosi souhaitait depuis longtemps que les distributions alimentaires se fassent dans la plus grande dignité, plutôt en intérieur. L’idée, c’est que les gens puissent s’asseoir, manger tranquillement, se poser, recharger leur téléphone, souffler un moment… puis repartir une fois le service terminé. Beaucoup de personnes ont un toit, mais viennent pour faire une économie sur le poste alimentaire, qui est devenu extrêmement lourd. Pour certains, cela évite tout simplement de basculer à la rue.

    La gauche vous accuse de « pousser » les associations et l’accompagnement social vers les « quartiers chauds » pour préserver la vitrine touristique du centre. Que répondez-vous ?

    Dans le cas précis des distributions, cet argument ne tient pas : on était déjà en centre-ville et on y reste. On ne déplace pas l’accompagnement social en périphérie pour « dégager » le centre. Ce qui a pu susciter des polémiques, c’est la situation de la rue Fodéré. C’est une impasse minuscule où s’étaient accumulés plusieurs dispositifs, avec des riverains qui vivaient très mal cette concentration. On comprend que les habitants n’aient pas envie de côtoyer ce public au pied de chez eux, mais ce public existe. Notre rôle, c’est de trouver un juste milieu, pas de dresser les uns contre les autres.

    On a le sentiment qu’il y a de plus en plus de personnes à la rue autour de Jean-Médecin. Que faire ?

    Tant qu’une personne refuse une prise en charge, on ne peut pas l’y contraindre. Elles gênent, mais ne posent pas forcément de troubles majeurs à l’ordre public. Ceux qui créent le plus de difficultés, ce sont les publics en grande addiction. On travaille main dans la main avec l’ARS, les associations, la police municipale, la nationale… Mais on se heurte à la même limite juridique. On ne peut pas imposer des soins à celui qui n’en veut pas. Tant que la loi ne permettra pas la prise en charge contrainte, on tournera en rond. Ce n’est pas un problème « niçois ».

    nuit solidarité nice sdf
    Édition 2022 de la Nuit de la Solidarité, à l’appel de la mairie et de son CCAS 

    Quelle est aujourd’hui la situation à Nice : combien de sans-abri, quels profils ? A-t-on vu une hausse depuis le Covid ?

    On est plutôt sur une stagnation, voire une hausse. Nice est une zone de passage. Cela se traduit par une grande diversité de profils : des personnes à la rue depuis longtemps, des personnes d’Afrique ou d’Europe de l’Est en transit, des familles en attente de statut. J’ai défendu (Jennifer Salles est avocate de métier, NDLR) un jeune venu du Nord qui m’a expliqué très franchement être descendu ici pour faire la manche, persuadé que « ça rapporte plus » à Nice, avec les touristes. À cela s’ajoute la problématique des personnes sans papiers en attente d’asile. Une demande peut durer jusqu’à trois ans. Pendant ce temps-là, ces familles s’installent, puis on leur explique parfois, à l’issue de la procédure, qu’elles doivent partir. C’est humainement et socialement extrêmement compliqué.

    Quelles sont vos mesures en cas de grand froid ?

    Le préfet peut déclencher un dispositif spécifique, avec l’ouverture de gymnases plusieurs jours, en plus des structures existantes. C’est lui qui donne le top départ. Mais nous ne sommes pas dans l’attentisme. Comme pour la canicule, nous avons une période de veille hivernale, avec des dates prédéfinies, des équipes prêtes. Dès que nous voyons qu’un épisode de froid particulièrement intense s’annonce, nous pouvons ouvrir une salle en journée ou en soirée, en lien avec le CCAS (le centre de l’action sociale, NDLR).

    Dans ce contexte de tensions budgétaires, quels moyens concrets sont accordés aux associations ? 

    À Nice, il y a une ligne rouge fixée par le maire : les associations, notamment sociales, ne sont pas une variable d’ajustement budgétaire. Le budget dédié est stable, voire en hausse pour certaines, en particulier celles qui suppléent le désengagement de l’État ou du Département des Alpes-Maritimes. Nous les aidons financièrement, mais aussi indirectement : mise à disposition de locaux, accompagnement opérationnel, liens quotidiens…

    Seniors : « Isolement, petites retraites… On a dû inventer de nouvelles réponses » 

    Quel bilan tirez-vous des restaurants solidaires pour seniors ? D’autres vont-ils êtres lancés ? 

    C’est un vrai succès. Pour beaucoup, c’est devenu « la sortie de la semaine. » Ils me disent : « J’ai à nouveau l’impression d’aller au restaurant ». Pour d’autres, c’est d’abord la possibilité de rompre l’isolement, de retrouver des visages, de créer des amitiés. Nous avons aujourd’hui trois restaurants solidaires (Alegria, La Pignata, La Maiouneta). Depuis 2023, ils ont accueilli environ 28.500 personnes différentes. Oui, nous réfléchissons à en ouvrir d’autres.

    Quel plaisir de partager avec 850 seniors ces beaux moments festifs à la gare du sud .
    Des seniors de tous les âges et de tous les quartiers réunis dans une ambiance joyeuse, chantante et dansante : c’est cela le bien vieillir à Nice pic.twitter.com/gx7o5CLQWy

     — Bailetmonique (@bailetmonique) October 8, 2025

    De quelle précarité parle-t-on aujourd’hui le plus pour les seniors niçois ? 

    Principalement de petites, voire très petites retraites. Les loyers ou charges de logement absorbent une grande partie des revenus, laissant un reste à vivre très faible. Tout ce que nous pouvons proposer sans impact sur le budget - activités gratuites, tarifs très réduits, repas solidaires - est donc un vrai levier. La précarité n’est pas seulement financière, elle est aussi sociale. Notre rôle, c’est aussi de retisser du lien, de redonner des raisons de sortir de chez soi.

    Quelles animations sont proposées cette année aux seniors ?

    Dans les maisons des seniors et en extérieur, du sport, des cours de chant, de musique, de théâtre, des ateliers manuels. Au port, une salle de musique entièrement insonorisée permet à des seniors « très rock’n’roll » de jouer en groupe. Nous organisons aussi régulièrement de grands évènements : des spectacles à Nikaïa, des bals à l’Opéra, au casino, à l’hôtel Méridien, le Festin des seniors à la Gare du Sud… Nous travaillons main dans la main avec les comités de quartier, les associations de seniors, les centres sociaux des Moulins et de l’Ariane, pour faire venir les habitants de tous les secteurs.

    féminicides violences faites femmes
    Un slogan de NousToutes brandi à l’occasion d’une manifestation parisienne, en 2019. Photo : PS/CC-BY/Flickr

    Droits des femmes : « Sur les violences, on avance… mais sans moyens nationaux, on n’y arrivera pas »

    Nice et les Alpes-Maritimes ont souvent été décrits comme l’un des pires territoires en matière de violences faites aux femmes. Est-ce que la situation s’améliore ?

    Nous sommes effectivement l’un des départements les plus touchés. En 2025, il y a déjà eu trois féminicides dans les Alpes-Maritimes, dont un récemment, au quartier des Moulins. À Nice, le CCAS gère un accueil de jour pour les femmes victimes de violences, ainsi qu’un établissement d’hébergement d’urgence. Ce sont des lieux-ressources, avec des équipes dédiées, où les femmes peuvent être écoutées, orientées, accompagnées. 

    On part de très loin. On a mis un gros coup d’accélérateur, mais on voit bien qu’au niveau national, les priorités médiatiques et politiques se déplacent. Aujourd’hui, on parle beaucoup du narcotrafic et moins des violences faites aux femmes. C’est regrettable.

    Concrètement, que fait la Région Sud de Renaud Muselier sur ce sujet ?

    D’abord, il y a un énorme effort sur la prévention dans les lycées, qui sont de compétence régionale. Nous finançons des associations qui interviennent dans les établissements pour parler d’égalité filles-garçons, de consentement, de clichés sexistes, dès le plus jeune âge. Cela permet de déconstruire un certain « regain de masculinisme » que l’on observe, et de libérer la parole. 

    Ensuite, nous finançons des postes et des structures : Maisons des femmes, postes de psychologues, d’assistants sociaux… L’idée est que chaque femme puisse trouver, près de chez elle, un lieu où elle sera accueillie, écoutée, aidée à comprendre qu’elle est victime.

    Dans Nice-Presse en 2021, votre collègue Maty Diouf parlait d’une « régression des droits des femmes dans certains quartiers », avec des femmes qui sortent moins, ne s’investissent plus dans la vie locale. Est-ce toujours le cas ?

    Dans certains quartiers, ce phénomène existe. Des femmes enfermées dans l’entre-soi familial, coupées de tout, à qui l’on dit littéralement : « Tu restes à la maison, tu t’occupes des enfants, c’est tout.»

    Face à cela, nous avons choisi une stratégie très offensive, avec les centres sociaux de l’Ariane et des Moulins, le tissu associatif local et le CCAS : aller vers les femmes, ne pas attendre qu’elles viennent, organiser des fêtes de quartier, des ateliers, des sorties culturelles, créer des conseils où de nombreuses mamans s’impliquent et associer aussi les pères, les compagnons, même si ce n’est pas simple. C’est un travail de patience, discret, mais essentiel pour qu’elles retrouvent le chemin d’une émancipation.

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