Le trafic des trains à grande vitesse dans le Sud-Est connaît ce lundi de fortes perturbations après un acte de vandalisme survenu au sud de Valence (ce qui entraîne de nombreuses annulations). La SNCF indique qu’un retour à la normale ne devrait intervenir que mardi.
La compagnie ferroviaire précise sur son site internet que « la reprise des circulations normales est envisagée mardi 28 octobre » au « matin ». De nombreux TGV reliant Paris à Marseille, Montpellier ou Nice sont déjà annulés, tandis que la liaison entre Paris et Lyon reste épargnée.
« Nos agents sur place estiment que les travaux de réparation vont durer jusqu’en début de soirée. Les circulations pourraient reprendre ce soir mais resteront perturbées et le trafic reprendra normalement à partir de demain matin », a précisé la SNCF à l’AFP.
Le ministre des Transports Philippe Tabarot a expliqué sur X que « des câbles ferroviaires ont été volontairement incendiés au sud de Valence TGV cette nuit », précisant l’origine des perturbations. Les équipes techniques de la SNCF poursuivent actuellement « le diagnostic précis des dégâts », selon l’entreprise citée par l’AFP.
Perturbations massives sur les TGV du Sud-Est : retards, annulations et voyageurs bloqués
Tous les TGV sont redirigés via la ligne classique pour contourner la zone touchée, indique la SNCF. Toutefois, cette voie est elle-même paralysée par la présence d’un train en panne, rendant les circulations particulièrement compliquées.
L’itinéraire alternatif ne peut pas accueillir le même volume de circulation que la ligne à grande vitesse. Par conséquent (seuls quelques trains seront déviés), précise encore la SNCF, qui invite les voyageurs à reporter leur trajet.
Vers 8h00, le site internet de la compagnie affichait la suppression de tous les TGV au départ de Paris au-delà de Lyon, et ce au moins jusqu’à 13 heures. Dans le sens inverse, les trains en provenance du Sud-Est vers Paris, Lyon ou Strasbourg affichaient jusqu’à cinq heures de retard.
À la gare de Lyon Part-Dieu, les liaisons vers Marseille, Luxembourg et Le Havre sont annulées. Le train Marseille – Bruxelles-Midi enregistrait, lui, près de cinq heures de retard vers 9h30.
De nombreux voyageurs se retrouvent bloqués en gare, notamment ceux en correspondance. Caroline, accompagnée de ses deux enfants et de son père Oliver, faisait partie de ces passagers : « On devait prendre le TGV mais il est supprimé et le TER aussi. Je pense qu’on va rentrer à Mâcon et aller à Avignon en voiture », confie-t-elle.
À Toulouse-Matabiau, de longues files d’attente s’étiraient dès 8h00 devant les guichets fermés à cause des perturbations sur la ligne Toulouse – Lyon. Elsa, cadre dans une association, raconte : « Je devais prendre le train de 7h39 pour Lyon, annulé (…). On tourne en rond. Mes vacances tombent à l’eau, on va certainement annuler ».
Ces annulations touchent aussi Ylona (21 ans) et son amie Victoriana (22 ans), en route pour Sète lundi matin. « Et moi qui voulait arriver tôt à Sète ce matin pour avoir le temps de me reposer avant de reprendre mon travail demain matin, c’est raté », explique Victoriana. Une contrôleuse leur a proposé un TER de substitution : elles devraient finalement atteindre leur destination à 13h51 au lieu de 09h57.
La veille, le Sud-Ouest avait déjà subi de fortes perturbations à la suite d’une panne électrique. Neuf trains avaient été supprimés (dont deux TGV) et certains trajets avaient enregistré jusqu’à sept heures de retard. La SNCF a toutefois confirmé qu’il n’y avait pas eu de « rupture de caténaire ».
Avec AFP






