De la rue de France à Cimiez en passant par La Madeleine, ces quartiers historiques de Nice dévoilent de très belles chapelles et églises. Avec des anecdotes parfois méconnues des locaux eux-mêmes…
Ils sont le symbole d’un passé auquel les Niçois restent très attachés. Nichés dans des quartiers historiques de la commune, ces monuments religieux nous content une part de la construction de la cité. Grâce aux anecdotes glanées à travers les époques, on en apprend bien davantage sur la capitale maralpine.
La chapelle Sainte-Anne, un lieu de mémoire incontournable
Prenons la petite chapelle Sainte-Anne, installée au carrefour des anciennes routes menant au monastère de Cimiez. Saviez-vous par exemple qu’elle est une des plus anciennes peintes sur la Baie des Anges ?
Mentionnée pour la première fois en 1813, elle daterait au moins du XVe siècle. Année après année, elle a accueilli des générations entières de Niçois, en particulier des membres des confréries des pénitents. Ils y débutaient leurs processions en direction du monastère, traversant les arènes.
Cet édifice est un témoin majeur des traditions et du culte dans la localité. Rénové à plusieurs reprises, dont très récemment en 2023, il a désormais retrouvé toute sa splendeur, après un chantier notamment scruté par des experts en archéologie.
Signe de sa richesse, on y a d’ailleurs déniché de nouveaux éléments architecturaux. On doit en outre ajouter le calvaire voisin daté de 1830, qui est un lieu de mémoire pour les victimes de la Première Guerre mondiale. Deux plaques commémoratives y ont été apposées.
Plus qu’une église, Sainte-Marie lie cette communauté
Dans le secteur de La Madeleine, à deux pas de la Promenade des Anglais, on visite l’église arménienne Sainte-Marie. Une oeuvre exceptionnelle puisqu’elle a été construite par les rescapés du génocide venus vivre à Nice dans les années 1920. Inaugurée en janvier 1928, elle est consacrée par une figure presque légendaire, l’évêque Krikor Balakian. Un homme condamné à mort chez lui, mais qui est parvenu à s’enfuir, à rejoindre l’Angleterre puis la France.
Ornée d’objets sacrés, elle conserve entre autres trois Bibles anciennes, un calice, le bâton épiscopal et surtout, le khatchkar, une pierre de croix finement sculptée.
Mais par-dessus tout, la chose primordiale à connaître reste que le site est un véritable pilier de la communauté, où se déroulent tous les mariages, baptêmes, funérailles et fêtes religieuses. Un bâtiment à la façade sobre qui est aussi discret qu’essentiel !
Saint-Pierre-d’Arène, le symbole de l’évolution de Nice
À sa manière, l’église Saint-Pierre-d’Arène, dans la rue de la Buffa, incarne les évolutions architecturales de la cité azuréenne. D’abord d’origine modeste, l’ouvrage a grandi au gré de ses rénovations pour devenir ce représentant du style néoclassique que nous connaissons aujourd’hui.
Ce qui fait son charme, ce sont sans doute les imperfections que l’on remarque et qui sont dues à une chose : ce monument n’a jamais été totalement achevé… Ainsi, si vous vous y promenez, vous repèrerez les chapiteaux sculptés sur deux faces seulement, tandis que les taquets en bois servant à maintenir les pierres sont encore visibles. Malgré tout, le site reste un lieu d’art et de culture incontournable à Nice.






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