Éric Ciotti n’a pas choisi le hasard pour lancer sa campagne municipale : la sécurité, thème qu’il martèle depuis des années, sera la pierre angulaire de son projet pour Nice. Le député (UDR, soutenu par le RN) dénonce une « spirale de violence » dans la ville, et promet un changement de cap radical.
🔴🗳️ Candidat à l’élection municipale, Éric Ciotti a choisi Nice-Presse pour dévoiler sa feuille de route sur les sujets du quotidien#Nice06 #Municipales2026 @eciotti
— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) September 6, 2025
Voici ses propositions contre la délinquance ⤵️https://t.co/CF9BYMxHHW pic.twitter.com/4pgHdoH7W8
SYNTHÈSE - Derrière les statistiques officielles, plutôt flatteuses pour Nice, Eric Ciotti assure que la réalité serait bien plus nuancée : « Depuis janvier, 50 agressions au couteau, 10 aux armes à feu, quatre morts et près de 40 blessés », alerte-t-il. Et d’ajouter, « en père de famille » : « Les jeunes ne peuvent plus sortir sereinement autour de Jean-Médecin et du Vieux-Nice. »
Face à cela, il annonce sa priorité absolue : le rétablissement de l’ordre. Sa recette : doubler les effectifs réellement mobilisés sur le terrain, lancer un audit de la police municipale, et mettre fin à une organisation qu’il juge « minée par les interférences politiques ». Contrairement à la logique de l’équipe de Christian Estrosi, Eric Ciotti refuse l’empilement de guichets fixes ou de postes dans les quartiers et réclame davantage de patrouilles visibles dans les rues.
Pour le centre et le Vieux-Nice, il prévoit des « zones d’interventions prioritaires », sanctuaires de tranquillité où les forces municipales seraient massivement présentes. La lutte contre les commerces de façade liés au blanchiment sera également une priorité, par un harcèlement administratif et fiscal ciblé réclamé à l’État (reste à voir si la préfecture bousculera réellement, ou non, son organisation en la matière).
Éric Ciotti accuse directement Christian Estrosi d’avoir failli, en se rangeant derrière Emmanuel Macron et son « laxisme judiciaire ». Il appelle au recrutement d’au moins 100 policiers nationaux supplémentaires, et promet de faciliter leur installation en ville grâce à un parc de logements communaux réservés.
Au-delà, il plaide pour de nouveaux outils : une nouvelle prison adaptée, un centre de rétention des étrangers élargi, un établissement pour mineurs délinquants, et même une nouvelle cour d’appel.
Par ailleurs, il exclut toute salle de shoot à Nice, préférant ouvrir un service hospitalier au CHU pour toxicomanes, et « renforcer les associations d’accompagnement ».



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