Par une tribune libre proposée dans Nice-Presse Dimanche, le PCF 06 estime que le dernier budget voté par le Département abandonne les seniors comme les plus jeunes. Il appelle à la fin de la « casse sociale ».
- Vive les esprits libres ! Lisez la première édition de Nice-Presse Dimanche !
- Julien Picot est le Secrétaire départemental du Parti communiste français dans les Alpes-Maritimes
« La politique sociale du département : un abandon inacceptable des plus vulnérables »
« Le Conseil Départemental des Alpes-Maritimes, sous la présidence de Charles Ange Ginésy, affiche une gestion budgétaire qui, sous couvert de rigueur, sacrifie les politiques essentielles dédiées à l’enfance et aux aînés. Cette orientation, dictée par des forces réactionnaires et l’influence manifeste d’Éric Ciotti, trahit les principes fondamentaux de solidarité et de justice sociale.
Sous prétexte d’«efficacité budgétaire », la majorité départementale inflige des coupes claires à l’aide sociale à l’enfance. Certes, une augmentation de 3 millions d’euros a été annoncée, mais elle est compensée par une baisse de 6 millions d’euros pour les mineurs non accompagnés. Résultat : une politique de l’enfance vidée de sa substance, qui abandonne des milliers d’enfants aux marges du système.
Du côté des aînés, la situation n’est pas plus reluisante. Le point GIR – indicateur central pour les établissements accueillant des personnes âgées dépendantes – reste inférieur à la moyenne nationale, alors que les besoins explosent. Une aide ponctuelle de 1,75 million d’euros a été octroyée pour geler le prix de journée en EHPAD. Mais cette mesure ponctuelle, prise sous pression, ne répond en rien aux défis structurels liés au vieillissement de la population, à l’inflation et à la pénurie de personnels dans les établissements.
Cette politique sociale au rabais s’accompagne d’une gouvernance électoraliste : certaines communes ou associations sont récompensées ou punies selon leur degré d’alignement avec les orientations d’Éric Ciotti. Une logique politique qui instrumentalise les finances publiques pour asseoir une autorité réactionnaire et verrouiller le territoire.
Les choix budgétaires du Conseil Départemental témoignent d’un mépris assumé pour les plus précaires, mais aussi d’une volonté de transformer notre département en vitrine de la droite dure : sécurité à outrance, austérité sociale, méfiance vis-à-vis des migrants, abandon des politiques de solidarité.
Nous appelons à une réorientation radicale des priorités départementales, plaçant l’humain au cœur des décisions. Il est impératif de renforcer significativement les budgets alloués à l’aide sociale à l’enfance et aux personnes âgées, sans procéder à des redéploiements budgétaires au détriment d’autres populations vulnérables. Nous demandons également une gestion transparente et équitable des finances départementales, affranchie de toute influence partisane.
Le bien-être de nos enfants et de nos aînés ne peut être sacrifié sur l’autel d’ambitions politiques. Il est temps de reconstruire une politique sociale départementale digne, solidaire et respectueuse des besoins de tous. »





