Le Parquet de Nice a ouvert, le 31 mai, une enquête au sujet de la précé­dente campagne électorale d'Eric Ciotti, celle des légis­la­tives 2022. 

Tel que l'explique France Info ce lundi 17 juin, tout part d'un signa­lement de l'association de lutte contre la corruption Anticor.

Elle porte sur l'utilisation d'une dizaine de cartes de parking par son équipe au cours de cette période, accès payés par la chambre de commerce et d'industrie. Il s'agirait là, si les faits étaient avérés, d'un mode de finan­cement illégal pour cette campagne.

"Des éléments troublants" selon Ciotti

Le député et président des Républicains a transmis une réponse aux journa­listes dans la foulée des révéla­tions de la radio publique.

"Je ne me sens pas concerné par cette affaire. Ma sérénité est totale, le Département des Alpes-​Maritimes a rappelé le cadre de ses multiples inter­ven­tions sur le port, y abritant un musée et des locaux du SDIS" a-​t-​il noté.

"Des éléments troublants permettent de deviner une manipu­lation politique évidente. Il est à noter que le signa­lement à l’origine de cette procédure a été déposé oppor­tu­nément par un très proche de mon opposant Christian Estrosi".

"Le timing de cette annonce peut enfin surprendre en pleine campagne électorale. Je m’attendais hélas à des coups bas après l’annonce tant attendue de l’union des droites".

Une autre instruction concernant Eric Ciotti, là aussi pour des faits présumés de détour­nement de fonds publics, était ouverte fin janvier, autour de cumuls d'emplois concernant sa garde rapprochée au conseil dépar­te­mental des Alpes-​Maritimes. Enfin, depuis novembre 202, le Parquet national financier (PNF) a ouvert une troisième enquête, pour, notamment, détour­nement de fonds publics présumés, concernant des emplois exercés par son ancienne compagne dans des collec­ti­vités locales.

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