Le procureur général d’Aix-en-Provence, Franck Rastoul, a affirmé mercredi que la maltraitance animale ne devait plus être reléguée au second plan, annonçant un partenariat avec la Confédération nationale de défense de l’animal (CNDA) pour renforcer la prise en charge des signalements.
Selon la convention consultée par l’AFP, chaque juridiction aura désormais « un référent unique » auprès de la CNDA. Ses 280 refuges assureront « la prise en charge urgente et temporaire des animaux ». Huit parquets sont concernés : Aix-en-Provence, Marseille, Nice, Toulon, Draguignan, Grasse, Tarascon et Digne-les-Bains.
Le magistrat rappelle que le ministère public « se doit d’être en phase avec la société, l’indifférence à la maltraitance recule en écho avec la prise de conscience de la nécessité de respecter « le vivant»», soulignant la création en novembre 2024 de la cellule Cluma dédiée à la lutte contre la maltraitance animale.
L’objectif est d’«apporter une réponse pénale et sanctionner les délinquants de la maltraitance animale comme n’importe quel autre délinquant, ni plus ni moins », assure Franck Rastoul.
« Il ne peut y avoir deux poids deux mesures dans la répression des violences extrêmes, nous avons un devoir de protection », insiste le procureur général. « L’animal mis dans le tambour d’une machine à laver en action et filmé jusqu’à l’agonie ne peut porter plainte ».
Pour lui, « il n’existe qu’une seule violence dont seule l’expression est protéiforme ».
La convention concernera aussi les Parquets de Nice et Grasse
Désormais, tout acte de cruauté sur des animaux dans le cadre familial entraîne des vérifications afin de s’assurer qu’aucune personne n’est également victime, et inversement. Le parquet indique que policiers, gendarmes et magistrats sont formés sur ce point.
« Les violences sur les animaux sont aussi utilisées pour atteindre les femmes victimes de violence », explique M. Rastoul. Il cite l’exemple d’un homme ayant tué le chihuahua de son ex-compagne, lui envoyant ensuite une vidéo du corps de l’animal. Déjà détenu, il a été condamné par le tribunal judiciaire de Marseille à deux ans de prison ferme et interdit à vie de posséder un animal.
Pour le procureur général, la lutte contre la maltraitance animale ne peut se limiter à punir les actes de barbarie les plus choquants. Elle doit aussi englober toutes les formes de souffrance infligée, de l’abandon à l’abattage, en passant par le dopage dans le sport équestre.
La convention, qui sera officialisée le 24 septembre, couvrira l’ensemble du ressort de la cour d’appel d’Aix-en-Provence, soit huit parquets : Aix-en-Provence, Marseille, Nice, Toulon, Draguignan, Grasse, Tarascon et Digne-les-Bains.
Avec AFP



Bravo enfin on vas protéger les animaux et punir sévèrement les bourreaux