La Métropole niçoise défend sa parti­ci­pation à la disso­lution de l'organisme ayant géré la Grand prix de France, alors que l'une de ses délibé­ra­tions est contestée devant le tribunal administratif.

La dispa­rition du GIP continue de voir les barons azuréens s'affronter. La gestion du grand prix de Formule 1 au Castellet, dans le Var, était prise en charge par ce que l'on appelle un "groupement d'intérêt public", c'est-à-dire un parte­nariat entre collectivités.

Pour être clôturé, il doit apurer sa dette de 27 millions d'euros. La Métropole Nice Côte d'Azur compte y parti­ciper à hauteur de 18%, ce qu'une élue d'opposition, la députée Les Républicains Christelle d'Intorni, conteste devant le tribunal administratif.

Après notre article du 11 août, la collec­tivité nous a transmis un courrier envoyé le jour même à la requérante. 

"Mettre en danger des entreprises locales"

Sur le fond, la Métropole assure que, contrai­rement à ce qui lui est reproché, cette compé­tition sportive aurait bien un intérêt pour notre terri­toire, du point de vue des retombées écono­miques, estimées, dit-​elle, par le cabinet In Extenso.

Pour ce qui est de l'ampleur de la dette, l'impact de la dernière pandémie et le manque de soutien financier de l'État sont notamment avancés sous la plume de Jacques Richier, le vice-​président de Nice Côte d'Azur délégué à l'économie.

Lequel indique ensuite que si ce versement était annulé, cela serait de nature "à mettre en diffi­culté les entre­prises du terri­toire" ici créancières.

Sur la forme, il est également reproché à la conseillère métro­po­li­taine de ne pas s'être rendue à la réunion au cours de laquelle le versement des cinq millions a été validé, le 12 juillet. Par ailleurs, il est rappelé que depuis cinq ans, Christelle d'Intorni ne s'est pas notoi­rement opposée aux diffé­rentes subven­tions fléchées vers ce même GIP, avant qu'elle commence à le faire ces dernières semaines.

En toile de fond, on devine évidemment la joute entre Christian Estrosi, président de la Métropole depuis 2012, et son meilleur ennemi Eric Ciotti, proche de Christelle d'Intorni, président des Républicains.

La zone commentaires n'est pas ouverte pour cet article.