À quelques heures du passage à la nouvelle année, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a affiché une ligne de fermeté maximale face aux risques de troubles. Devant plusieurs médias, il a promis des interpellations systématiques en cas de violences, alors que près de 90.000 policiers et gendarmes sont mobilisés sur l’ensemble du territoire pour la nuit du 31 décembre.
Mercredi, à la veille des festivités, le ministre de l’Intérieur a assuré qu’il n’allait « tolérer aucun débordement » et qu’il y aurait des « interpellations systématiques » si des troubles venaient à se produire. Une déclaration faite à quelques heures du coup d’envoi des célébrations, dans un contexte marqué par la récurrence d’incidents chaque année à la Saint-Sylvestre.
Devant plusieurs médias, dont l’AFP, Laurent Nuñez a tenu à préciser la portée de ce message de fermeté. « Tolérer aucun débordement, je tiens à le préciser, ça ne veut pas dire qu’il n’y en aura pas », a-t-il expliqué, reconnaissant que des tentatives de violences urbaines restent probables. Mais l’instruction donnée aux forces de l’ordre est claire : intervenir sans délai.
Une consigne, intervenir immédiatement et avec fermeté
Selon le ministre, la stratégie repose sur une réponse rapide et déterminée. « Ça veut surtout dire que l’instruction qui est donnée, c’est d’intervenir et d’aller au contact immédiatement », a-t-il déclaré. Les policiers et les gendarmes devront agir « avec beaucoup de fermeté, de détermination » afin de contenir d’éventuels troubles à l’ordre public.
Pour sécuriser les festivités du 31 décembre, la prévention des violences est une priorité absolue.
— Laurent Nuñez (@NunezLaurent) December 31, 2025
Plus de 83 000 mortiers d’artifice ont été saisis depuis le 15 décembre.
Ces saisies empêchent des actes dangereux et protègent nos concitoyens comme nos forces de l’ordre.… pic.twitter.com/89KRzognQF
Pour cette soirée sensible, environ 90.000 policiers et gendarmes sont mobilisés sur l’ensemble du territoire, dont 10.000 à Paris et dans la petite couronne. Un dispositif d’ampleur comparable à celui déployé l’an dernier, reflet de l’importance accordée par les autorités à la sécurisation de la nuit du 31 décembre.
Laurent Nuñez a également insisté sur la probabilité élevée d’incidents, rappelant que ceux-ci surviennent chaque année. « La probabilité qu’il y en ait elle est quand même très forte puisque chaque année il y en a », a-t-il souligné, justifiant ainsi la nécessité d’«aller impacter les groupes à risque » afin que les troubles cessent « immédiatement » ou « le plus rapidement possible ».
Au contact !
Mercredi, le ministre de l’Intérieur a sillonné l’Île-de-France pour rencontrer les forces mobilisées. Il s’est rendu dans le Val-d’Oise, notamment à la brigade de gendarmerie de Domont, avant de visiter le Service départemental d’incendie et de secours de Villiers-le-Bel. Il a également échangé avec les agents effectuant des contrôles à la gare de Garges-Sarcelles.
L’ancien préfet de police de Paris s’est ensuite rendu en Seine-Saint-Denis, territoire qu’il connaît bien, pour rencontrer des policiers à Saint-Ouen. À chacune de ces étapes, le message adressé aux forces engagées est resté identique, résumé en un mot : « de la fermeté ».
Cette ligne sécuritaire s’inscrit dans une coordination plus large entre l’Intérieur et la Justice. La veille, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a adressé une circulaire aux procureurs généraux et aux procureurs de la République, appelant à « la plus grand fermeté » face aux violences.
984 véhicules incendiés l’an passé
Dans ce document, Gérald Darmanin a demandé aux parquets « de requérir de la prison ferme » en cas de violences contre les forces de l’ordre, mais aussi « contre les femmes et les enfants ». Une orientation judiciaire qui complète le dispositif policier annoncé pour la nuit de la Saint-Sylvestre.
L’an dernier, environ 90.000 policiers et gendarmes avaient déjà été mobilisés sur l’ensemble du territoire pour cette nuit sensible. Le bilan avait fait état de 984 véhicules incendiés, 420 interpellations et 310 gardes à vue, des chiffres régulièrement cités pour illustrer les enjeux sécuritaires de ce rendez-vous annuel.







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