Le gouvernement a promis un plan d’austérité afin de ramener le déficit public à 5% du PIB dans un an. Les collectivités territoriales seront mises à contribution, et celles de la région Sud n’y échapperaient pas, selon les pistes actuellement évoquées.
Métropoles, Départements, Régions… Les collectivités territoriales françaises vont devoir sur serrer la ceinture dans les mois et années à venir. Les annonces du Premier ministre, Michel Barnier, auront un impact sur les budgets aux différentes échelles de notre pays.
Le chef du gouvernement a en effet expliqué qu’il espérait réaliser une économie de 40 milliards d’euros au total. Une ambition qui entre dans le cadre d’une cure d’austérité pour ramener la France et son déficit à 5% du produit intérieur brut. Pour cela, les collectivités vont être mises à contribution. L’État table sur cinq milliards d’euros économisés de ce côté-là, soit 1/8 des efforts à réaliser.
Précisons d’abord que ce seront les organisations territoriales les plus riches qui devront mettre la main à la pâte. Nos confrères de Capital indiquent que cela concerneraient 450 organismes publics. L’association Intercommunalités de France note que les montants oscilleraient entre 0,8 et 154 millions d’euros par collectivité. Elle donne également des chiffres pour le Sud-Est.
Presque 10 millions d’euros pour la Métropole de Nice
Pour la Métropole Nice-Côte d’Azur par exemple, la ponction imposée sur le budget est estimée à 9,9 millions d’euros. Il s’agit de l’un des plus importants tributs à cette échelle, même si c’est loin derrière Aix-Marseille (21,9 millions) et Lyon par exemple (50 millions, plus haut total).
Au niveau du Département des Alpes-Maritimes, il faut s’attendre à une coupe de 27,2 millions d’euros. C’est plus ou moins équivalent au Var (25,4 millions), et très loin des Bouches-du-Rhône (51 millions d’euros). À Paris, on prévoit une baisse de 154,3 millions.
42 millions d’euros ponctionnés à la Région
Autres collectivités sollicitées, les régions, et là, personne n’y manquera dans l’Hexagone, contrairement aux deux catégories précédemment évoquées. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la réduction devrait avoisiner les 42 millions d’euros. Elle se situe dans la moyenne, qui est de 40 millions, avec deux extrêmes que sont le Centre-Val de Loire (23,9 millions) et l’Ile-de-France (81,3 millions).
De ce dispositif doit naître un « fond de précaution » de presque trois milliards d’euros. Cela constituera une réserve. Un plan qui freinera donc en toute logique les dépenses publiques à tous les niveaux. Et la contribution pourrait ne pas s’arrêter là.
Le plan du gouvernement prévoit aussi le gel de la TVA, or, une partie de cet impôt est reversée aux collectivités afin qu’elles investissent. Mais l’année prochaine, le montant perçu sera maintenu au niveau de 2024, ce qui doit rapporter cinq milliards d’euros supplémentaires à l’État.
Le « Fonds vert pour la transition écologique » va être revu à la baisse, et les cotisations de la Caisse nationale de retraite des agents vont gagner peu plus d’un milliard d’euros d’après le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2025. De quoi, là aussi, peser sur les comptes…



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