Cette brève est un extrait de RIFIFI, notre rubrique du mercredi consacrée aux indiscrétions politiques. À découvrir par ici.
- FANTASMES. Voilà un policier qui sait manier le lance-flammes. Reçu par Nice-Presse Dimanche le 27/04, le patron du syndicat maralpin Un1té a remisé les éléments de langage au placard. Au cours de cet interview sans filtre, Laurent Martin de Frémont a garanti que le développement à Nice de « réseaux criminels tentaculaires » et de « presque-mafias » ne relève « pas du fantasme ». Ainsi, la capitale de la Côte d’Azur serait même devenue « un terrain de jeu pour des organisations très bien structurées » selon le représentant des agents. Avec, en face, des forces en ordre dispersé : « à Nice, c’est dramatique. En trois ans, nous avons perdu plus de 60 enquêteurs, 80 en tout dans les Alpes-Maritimes. On demande des opérations « Place nette », mais sans enquêteurs derrière, on fait du bricolage ! » Voilà un sujet bien plus prioritaire que la statue de Jeanne d’Arc pour le nouveau préfet.
- BONUS TRACK. Dans ce même interview, Laurent Martin de Frémont a également repris de volée le système judiciaire : « Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier. Cela dit, un constat s’impose : trop souvent, les décisions rendues ne sont pas à la hauteur des infractions commises. Les peines prévues existent, mais elles sont rarement appliquées dans leur intégralité. Résultat, certains délinquants n’ont aucune crainte, et récidivent. » Une mansuétude pas toujours appliquée aux policiers : « certains magistrats doivent être rappelés à l’ordre. Si les policiers sont constamment contrôlés par l’IGPN, pourquoi les magistrats ne rendraient-ils pas, eux aussi, des comptes ? »
- Les chiffres de l’insécurité laissent perplexe, selon lui : « Pas un jour ne passe sans qu’un article ne relate une agression à l’arme blanche, ici ou ailleurs. Les gens se baladent avec des couteaux, et parfois, passent à l’acte pour un simple regard. Dans le Vieux-Nice, on conseille clairement d’être prudents après 22h. Les atteintes aux biens, peut-être qu’elles ont baissé. Mais sur les atteintes aux personnes, j’ai de sérieux doutes. La violence s’intensifie. »



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