Trenitalia étend ses ambitions dans l’Hexagone : dès ce dimanche, la compagnie italienne lancera sa nouvelle ligne à grande vitesse entre Paris et Marseille, marquant une nouvelle étape dans la concurrence avec la SNCF.
Avec quatre allers-retours quotidiens et des arrêts à Lyon-Saint-Exupéry, Avignon-TGV et Aix-en-Provence-TGV, Trenitalia renforce sa présence sur le réseau ferroviaire français. Cette liaison s’ajoute à la ligne Paris-Lyon-Turin-Milan lancée fin 2021.
Un axe stratégique pour la compagnie italienne
« L’axe sud de la France est très important dans notre stratégie », a souligné Marco Caposciutti, PDG de Trenitalia France, lors d’une conférence de presse début juin.
Objectif affiché : séduire 1 million de passagers en un an, avec un taux de remplissage entre 50 et 60%. Trenitalia envisage aussi, à terme, d’élargir son réseau avec une liaison Milan-Gênes-Nice-Marseille, pour relier Paris, Milan et Marseille dans un même triangle européen.
Des prix concurrentiels face à la SNCF
Les billets pour la nouvelle ligne Paris-Marseille ont été mis en vente à partir de 27 euros, un tarif d’appel légèrement supérieur à celui des TGV Inoui (25 euros) mais souvent plus avantageux que les Ouigo. Par exemple, pour le vendredi 25 juillet, Trenitalia propose un Paris-Marseille à 49 euros, contre plus de 100 euros dans de nombreux cas chez la SNCF.
À noter : la SNCF propose toutefois des billets Ouigo dès 16 euros sur certains créneaux. Les différences de confort, de services et de flexibilité peuvent aussi peser dans le choix des voyageurs.
Un réseau en expansion rapide
Trenitalia renforce également sa desserte Paris-Lyon avec un sixième aller-retour quotidien. Les Frecciarossa – reconnaissables à leur design rouge – assurent déjà deux allers-retours quotidiens entre Paris et Milan, offrant une alternative directe à la SNCF sur les grandes transversales européennes.
Trenitalia, pionnière de la concurrence sur les rails français
Première compagnie étrangère à avoir pénétré le marché français après la libéralisation des TGV fin 2020, Trenitalia bénéficie – comme les nouveaux entrants – de réductions sur les péages ferroviaires pendant trois ans, grâce à un dispositif de soutien de SNCF Réseau.
Face à elle, Renfe, la compagnie espagnole, a ouvert deux lignes (Madrid-Marseille et Barcelone-Lyon) en 2023. Mais des retards d’homologation ont contraint Renfe à suspendre ses ambitions, notamment le projet Barcelone-Toulouse prévu pour mi-2025. La liaison vers Paris est également abandonnée pour le moment.
Un marché en pleine ébullition d’ici 2030
Outre Trenitalia et Renfe, plusieurs autres opérateurs privés se préparent à entrer en lice dans les années à venir : Proxima, Kevin Speed ou encore Le Train développent activement leurs projets de liaisons à grande vitesse. L’objectif : profiter de l’ouverture à la concurrence sur un marché encore largement dominé par la SNCF.
Trenitalia ne cache pas ses ambitions au-delà des Alpes. Elle envisage d’ici 2029 de s’attaquer à une liaison très fréquentée : Paris-Londres. Un projet également étudié par le britannique Virgin, dans le but de proposer une alternative à Eurostar.
Avec AFP





Je me demande si la SNCF va intégrer le service de Trenitalia dans son application mobile SNCF Connect, ou bien si il faudra passer par le propre circuit de Trenitalia pour avoir des billets.
Le mieux c’est t utiliser des applications comme trainline et kombo. Ça ressemble toute les compagnies