Aujourd’hui, les gérants des boutiques de centres-villes n’ont plus le vent dans le dos. Au contraire, le taux de vacance a fortement grimpé ces dernières années. Face à ce phénomène, comment s’en sort la capitale maralpine ?
- LIRE NOTRE DOSSIER. Jean-Médecin, Nice populaire
Naf Naf, Pimkie, Casa, Camaïeu… Depuis quelques années, de nombreuses d’enseignes ont affiché des difficultés, voire ont totalement fondu les plombs. Une mauvaise dynamique qui touche toute la France, ou presque, selon l’étude partagée par Le Monde le 7 juillet. Nos confrères se basent sur un travail dévoilé par Codata, une société spécialisée dans l’immobilier commercial.
Ainsi, de 2004 à 2024, le taux de vacance moyen des magasins - les « dents creuses » de nos façades - a progressé de quasiment cinq points, passant de 5,94% à 10,85%. On note d’ailleurs une franche accélération après la crise sanitaire. Dans cette enquête, 390 cités de plus de 15.000 habitants ont été observées.
Dont Nice, où la situation n’est pas toute rose.
Pour l’aspect positif, elle fait partie des municipalités souffrant le moins de cette relative désertification. Elle se trouve dans la deuxième tranche, entre 8 et 12%. À titre d’exemple, Marseille est entre 12 et 18%, tout comme Lille. Lyon se situe entre 0 et 8%, de même que Paris.
Les chiffres fournis par Christian Estrosi dans Nice-Presse en mars dernier se voulaient réjouissants. Selon le décompte de ses services, 6,3% des boutiques des 35 voies principales étaient inoccupées, contre 8,8% en 2023. Il se félicitait d’ailleurs des résultats dans la rue de France (de 9% à 2,2%), dans celle de la Californie (10% à 5,9%), à Félix-Faure (28,6% à 3,2%) ou encore à René-Cassin (31,8% à 16,9%).
Les « petits » chassés du centre-ville ?
Mais il y a tout de même des choses à redire. La Fédération des commerçants et artisans (FCNA) réclame dans Nice-Presse « plus de visibilité ». Son président, Jean-Marie Debaisieux aimerait être davantage consulté « en amont de décisions majeures. »
Pas convaincu par les données de la Mairie, il affirme que ce taux de vacance « est en hausse dans certains quartiers ». Sur le terrain, il constate que « des boutiques restent fermées tout en étant louées, parfois à des prix très élevés, et sans réelle activité à l’intérieur » - une allusion au blanchiment de l’argent sale.
Or, le dirigeant souhaiterait par exemple que ces lieux à l’abandon, au rideau fermé, soient obligatoirement cachés par les propriétaires « pour gommer cette impression de déclin, néfaste pour tout le monde. »
Comme nous le soulignions d’ailleurs dans cet article paru le 20 mars dernier, plusieurs petites affaires ont dû quitter le coeur de la cité en raison de loyers qui ont bondi avec les années, effet pervers d’une montée en gamme partielle de la ville. Conséquence de ces déménagements, une fuite des indépendants, remplacés par des franchises nationales et des chaînes. Une inquiétude que soulevaient bon nombre Niçois dans un sondage publié en juillet 2024.
Ciotti dénonce les « concurrences déloyales »
Et un sujet dont Éric Ciotti - rival numéro 1 du premier magistrat - n’a pas manqué de s’emparer. Le député du centre-ville relève en effet qu’entre 2015 et 2024, le taux de vacance commerciale est passé de 4,5% à 8,3%. Il en profite pour dénoncer « une politique anti-commerçants aux conséquences dramatiques ».
L’élu UDR des Alpes-Maritimes pointe du doigt trois explications : « l’explosion des loyers », la « concurrence déloyale de centres commerciaux en périphérie, soutenus par les collectivités » et « l’éradication du stationnement ». Sans rien proposer pour autant… même s’il paraît qu’une campagne municipale se prépare pour septembre.



On ne viens pas, car On ne peut pas acheter Car on ne peut pas transporter nos courses dans le tramway, ce que l’on Pouvait faire en voiture. De toutes façons On ne peut pas non plus les charger car il n’y a plus de places pour stationner.
Les magasins diversifiés de la ville ont disparu quand tout le monde a privilégié les GMS et les galeries marchandes.Ajoutins Les loyers phénoménaux : qui se souvient de Calliuaud fils à Maccarani, parti pr cette raison. Pr finir le stationnement rendu plus que difficile pr la clientèle dont celle âgee qui préférait la ville. Quant à cet alignement de trucs à « bouffe » 🤬n’importe qui s’installe , voir le genre de cookies » faits maison » ! etc ds 2 « truc » sur Gioffrefo et Hôtel des Postes. Malheureusement le touriste apprécie.….. sinon on pourrait signaler à la Mairie cette émergence de façades NOIRES, est ce adapté à un bord… Lire la suite »
Et la chasse aux voitures en centre ville contribue à ce manque d’attractivité
Comment expliquer qu’un centre commercial comme AUCHAN ait été totalement déserté par les commerçants en quelques années … Des locaux devenus vacants mais qui sont aujourd’hui la quasi exclusivité de tout ce qui relève DES REMBOURSEMENTS DE L’ASSURANCE MALADIE : soins dentaires, opticiens, problèmes d’audition, laboratoire, pharmacie « géante » … QUI PAIE CES LOYERS AUX MONTANTS FARAMINEUX ??? 🇲🇫
Les « vrais » commerces disparaissent à la vitesse grand V, remplacés par les kébabs, ongleries, barbiers, épiciers-boulangers … Tous ouverts le dimanche … Quand ils sont ouverts réellement ! Nombre de ces nouveaux commerces sont tenus par de nouveaux francais et PERSONNE POUR CHERCHER À CONNAÎTRE L’ORIGINE DES FONDS qui leur permettent de s’installer. J’invite le maire de Nice à venir sur place relever boulevard Gambetta Nord et les rues adjacentes pour relever le nombre de commerces tenus (encore) par ceux « d’avant » et le nombre tenu par ces « nouveaux commerçants ». Il connaît ce quartier voisin du lycée du Parc Impérial où il a fait quelques études.
la fédération des commerçants, artisans vois juste ‚le marasme actuel des petites PME commerçant, artisans, je suis une petite entreprise, c’est le sentiment de tous les indépendants, matraquer par les bailleurs nos augmentant du jour au lendemain, le loyer du simple ou double, si ce n’est pas le triples .
J’ai l’impression qu’on veut faire , disparaître les petits pour laisser place……