Le nombre de permis de construire pour des logements a progressé de 7,2 % en juin par rapport à mai, selon les données du ministère de l’Aménagement du territoire publiées ce mardi.
Quelque 32.900 logements ont été autorisés à la construction le mois dernier, dont 11.500 maisons individuelles (+8,9 % sur un mois) et 21.400 logements collectifs (+6,3 %). Il s’agit du quatrième mois consécutif de hausse pour les autorisations, signe d’un frémissement dans un secteur durement frappé par la crise depuis 2022.
Malgré cette progression, le niveau des permis reste toujours en deçà des standards d’avant crise sanitaire. Sur douze mois glissants, entre juillet 2024 et juin 2025, 352.400 logements ont été autorisés, soit une baisse de 24 % par rapport à la période mars 2019 - février 2020.
Un léger redressement après deux ans de dégringolade
Depuis le pic enregistré à l’été 2022 (532.300 logements autorisés sur un an), le marché de la construction neuve s’est effondré, enchaînant près de deux années de chute. Le regain constaté ces derniers mois pourrait marquer un point d’inflexion, même si les volumes restent largement insuffisants pour combler les besoins.
Depuis le début de l’année 2025, 186.700 permis ont été accordés, en hausse de 12,8 % par rapport à la même période en 2024.
Les mises en chantier repartent à la hausse
Le nombre de logements effectivement mis en chantier — indicateur qui suit généralement celui des autorisations — s’établit à 26.000 en juin, un rebond de 26,4 % par rapport à mai, mois marqué par un recul de près de 15 %.
Entre juillet 2024 et juin 2025, 286.600 logements ont été mis en chantier, un chiffre en baisse de 26 % par rapport à l’avant-Covid. Depuis le début de l’année, les chantiers stagnent autour des 280.000 unités, témoignant d’un redémarrage encore fragile du secteur.
Le ministère de l’Aménagement du territoire précise par ailleurs que les données relatives aux mises en chantier comportent une marge d’incertitude et pourront faire l’objet de révisions.
Un secteur frappé par une crise durable
La construction neuve traverse une crise structurelle depuis près de trois ans. L’explosion des coûts des matériaux, la remontée brutale des taux d’intérêt et l’arrêt progressif des dispositifs d’aide à l’investissement locatif ont gelé de nombreux projets immobiliers.
Pour tenter de relancer la machine, deux parlementaires ont remis fin juin un rapport au gouvernement. Ils y proposent des outils fiscaux destinés à soutenir l’investissement locatif et attirer à nouveau des acquéreurs dans le neuf.
Avec AFP



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