Le préfet s’étonne que la mairie ait annoncé cette semaine le retard pris par le chantier de l’Hôtel des Polices alors qu’il était « connu depuis plusieurs mois ». Moins anecdotique, le représentant de l’État assure dans Nice-Presse que les désaccords financiers dénoncés par Christian Estrosi vendredi sont mensongers.
La réponse n’aura pas traîné ! Vendredi 1er août, la mairie de Nice présentait l’État comme un mauvais payeur, qui lui devrait plus de trente millions d’euros correspondant à des avances et à des engagements non-tenus. Des soucis financiers qui auraient contribué à faire déraper le calendrier du « super commissariat ».
Ainsi, annoncé pour la fin de l’année, le futur Hôtel des Polices aménagé dans l’ancien hôpital Saint Roch ne serait prêt qu’en octobre 2026. Sauf que la préfecture dément la version livrée par la commune aux journalistes.
Gare à « l’instrumentalisation politique »
Dans Nice-Presse, les services de Laurent Hottiaux amorcent leur prise de parole par une mise en garde : « l’implantation et la communication sur les services de la police nationale relèvent strictement de l’État et, dans le département des Alpes-Maritimes, du préfet. De plus, les services de police ne sauraient faire l’objet d’aucune instrumentalisation politique, et l’État y veillera. »
Le haut fonctionnaire fait ensuite les comptes : « L’hôtel des polices de Nice est un chantier prioritaire pour le ministère de l’Intérieur. Le montant total du chantier est de 243 millions dont 173,5 millions payés par l’État. Cette somme représente par ailleurs la construction de 4 à 5 commissariats en France…»
« Les crédits ont été alloués depuis plusieurs années »
L’occasion de démentir tout défaut de paiement : « La situation budgétaire de l’État n’affecte en rien ce chantier dont les crédits ont été alloués depuis plusieurs années. Il n’y a ni avance, ni remboursement de frais des parties. Chacun met dans un pot commun l’argent qu’il doit apporter, au travers de versements annuels. »
Hier, Christian Estrosi avait aussi évoqué des aléas techniques qui n’avaient pas été anticipés par les études. Ce seraient eux les seuls responsables des retards pris, toujours selon la préfecture : « Le report de la livraison est dû à des problèmes de liquéfaction des sols rencontrés sur cette opération, et non pour des raisons budgétaires. »
Les espaces réservés à la police municipale ne seraient d’ailleurs pas livrés en amont non plus, contrairement à ce qui était précisé cette semaine : « L’ensemble des locaux sera prêt en même temps, en raison des installations techniques communes ».
La réaction de Laurent Hottiaux s’achève sur un léger tacle quant aux choix de communication de la Ville : « en sa qualité de co-maître d’ouvrage, (elle) est parfaitement informée du suivi de chantier. Le calendrier, avec un report de livraison en octobre 2026, est connu depuis plusieurs mois par les parties prenantes et a été rappelé notamment lors du dernier comité de suivi, en juin 2025 ».



Estrosi n’est jamais d’accord avec aucun préfet … Pourquoi ? Tout simplement parce que leur fonction leur permet de le critiquer, et qu’il ne supporte aucune critique le maire de Nice. Tout ce qu’il fait est bien fait, si il y un problème (même grave) lié à sa fonction, ce n’est pas de sa faute, des millions d’€ engloutis dans des travaux mal exécutés (voire pas du tout) il n’est aucunement responsable. En fait il n’est « que » maire et président de la Métropole … Ce sont donc toujours les autres qui sont fautifs. Ce dernier Préfet ? Là Estrosi va s’en charger personnellement …… Lire la suite »
Le maire au lieu de donner des leçons la finition du parking des arts c’est du n’ importe quoi les piétons il oublie Mr Estrosi ils doivent se déplacer dans les gravats