Plusieurs centaines de Niçois ont-ils été fichés ? Le Conseil départemental des Alpes-Maritimes était perquisitionné cette semaine pour le vérifier. Des relais d’influence locaux auraient été désignés par leur religion, leur patrimoine ou encore leur handicap dans des documents signalés par un lanceur d’alerte, tel que révélé par Libération.
En bref - La justice en est au stade de l’enquête préliminaire, ouverte par le procureur de Nice en mai dernier. Les faits présumés ? « Enregistrement ou conservation de données à caractère personnel et sensibles sans le consentement des intéressés ».
Ces tableaux concerneraient plusieurs centaines de Niçois présentés comme « influents », qu’ils soient responsables associatifs ou commerçants par exemple, certains des noms étant suivis de leur confession (« juive », « chrétienne »), de mentions de handicap (« sourd », « non voyant ») ou encore de la mention « propriétaire foncier ».
Pour la gauche, il s’agirait, si tout ceci est confirmé, « d’une dérive inacceptable ».
« Surveillance idéologique et communautaire scandaleuse »
« Nous sommes face à un fichage religieux, communautaire et politique d’une gravité exceptionnelle. Une telle pratique foule aux pieds les principes républicains et réactive de sombres méthodes que nous pensions à jamais révolues dans notre pays » reprise aujourd’hui par « l’extrême droite locale ».
«Nous exigeons que la justice (c’est déjà le cas, NDLR) et la CNIL (l’autorité de régulation des activités numériques, NDLR) ouvrent immédiatement une enquête exhaustive afin d’identifier l’origine, la finalité et l’usage de ces fichiers. »
«Ces méthodes, dignes d’une police politique, relèvent d’une surveillance idéologique et communautaire scandaleuse. Elles sont contraires à la démocratie et aux valeurs mêmes de la République. Nous n’accepterons jamais que la haine, le fichage ou la discrimination soient banalisés dans notre département. La République ne plie pas face à ces dérives.«
Le communiqué étant signé par Juliette Chesnel-le Roux, cheffe de file des Écologistes à Nice, Julien Picot, des communistes et Patrick Allemand, des socialistes.



Le fichage est prohibé, police ou autre. Avoir les registres fonciers, va savoir compte en banque, est une affaire de voler, pas de vote. On a volé ce registre à quelqu’un. Posez la question à un magistrat Vous gardez les informations que vous avez sur les sous de quelqu’un ? Il a à dire Non. Il ne dit pas, c’est article 40 pour lui.