Le décor était planté dès le matin, au Port Lympia : tee-shirts d’un bleu électrique, casquettes jaunes et petite foule chauffée à bloc. Éric Ciotti a officiellement lancé sa conquête de la mairie de Nice. Une séquence locale, après avoir choisi un média parisien, TF1, pour se déclarer, la veille. D’entrée de jeu, le député a tenu à casser l’image de seul Cassandre : « Je veux mener une campagne de bienveillance, pas un match de boxe », lâche-t-il… sourire en coin.
SYNTHÈSE. Place au Ciotti positif, rassembleur ? L’optimisme ne gomme pas la fermeté. « Nice a besoin d’espérance et de rupture », a-t-il insisté, mercredi 27 août, entouré d’élus fidèles (Bernard Chaix, Laurent Castillo, Gaëlle Frontoni…) et de militants enthousiastes, de gamins de 18 ans aux « vieux routiers » des campagnes électorales.
Dès l’annonce de sa candidature, le député du centre-ville a mis sur la table une salve de 17 propositions concrètes. Les plus emblématiques ? La baisse de 25% de la taxe foncière, le doublement de la présence policière sur le terrain, et deux heures de stationnement gratuit. Le message défendu est clair : « soulager le portefeuille des Niçois, sécuriser leurs rues, et défendre leur quotidien ».
Séquence plutôt réussie

Et pour marquer les esprits, il a promis un geste symbolique : « Je me débarrasserai de cet affreux lion qui trône sur la place Garibaldi. » Une pique directe au sortant, accusé d’avoir sacrifié patrimoine et finances pour des « projets pharaoniques ». « Nous ne serons pas des destructeurs, nous serons des bâtisseurs », insiste Ciotti, toujours ulcéré par la démolition d’Acropolis ou du théâtre de Bayard.
Reste à préciser que le rival du maire sera exhaussé plus tôt que prévu : au terme du contrat signé avec l’artiste Orlinski, le fameux lion quittera la vieille-ville dès le mois de novembre !
La mise en scène est rodée. Sa « Lettre aux Niçois » (certes trois fois trop longue) est distribuée avec discipline, les slogans répétés avec entrain, les jeunes bénévoles brieffés pour répondre par un sourire aux (très rares) remarques hostiles. Pour ces premières images, l’équipe ciottiste jouait gros, et la séquence est plutôt réussie.
Éric Ciotti appelle les Républicains à lâcher le gouvernement depuis sa rentrée non loin de Nice : « Bruno Retailleau est l’otage d’un système«
— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) August 31, 2025
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Dimanche, 3500 militants étaient réunis - étonnament - dans une commune de l’arrière-pays, Levens, plutôt qu’à Nice. Surtout entouré de ses proches de l’UDR - son propre parti, lancé il y a un an - et des barons locaux du Rassemblement national, Eric Ciotti a appelé les Républicains à le rejoindre. Une autre paire de manche, son rival Christian Estrosi ayant noyauté le parti gaulliste ces derniers mois, après l’avoir quitté en 2021.



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