Peut-être avez-vous déjà goûté, ou aperçu en vous promenant sous les halles du marché de Menton, cette tarte à l’aspect délicieux ? « Cousine » de la pissaladière niçoise, la pichade est emblématique de ce coin de la Riviera.

La convivialité du littoral azuréen passe à la fois par sa douceur de vivre, mais aussi par sa gastronomie !

Car on mange (très) bien dans les Alpes-Maritimes, avec d’innombrables spécialités faisant la fierté de la Côte d’Azur. À Nice et aux alentours, on déguste volontiers de la socca, la tourte de blettes, les beignets de fleurs de courgettes, le pan bagnat ou encore la pissaladière. Nous pourrions poursuivre la liste encore longtemps, à nous en donner l’eau à la bouche.

Mais ici, nous nous intéressons à un mets que l’on déniche un peu plus à l’Est, du côté de Menton. Non, aucun rapport avec le citron, iconique en ville, il est vrai. On le célèbre notamment au cours d’une fête à la fin de l’hiver, colorant toute la commune.

Base tomate, contrairement à la pissaladière

Connaissez-vous la pichade ? Ce plat, qui peut être présenté comme un mélange entre la pizza et la pissaladière, a tout de même ses spécificités.

Premièrement, contrairement à sa « cousine » maralpine, sa base est composée de tomates. Vous l’aurez compris, il vaut mieux en profiter lorsque c’est la saison.

Servie froide ou chaude, et plutôt à l’apéritif, elle a adopté une forme de tarte, et comprend en plus des oignons, des olives noires et des anchois. Une recette assez simple et rapide, sauf si vous souhaitez faire en plus votre pâte à pain maison, puisqu’il faut la laisser reposer.

Parmi les conseils de préparation, soyez attentif lorsque vous faites revenir les oignons, car il ne faut pas qu’ils brunissent trop. Trois à cinq minutes suffisent. Vous pouvez y ajouter deux ou trois anchois afin qu’ils fondent et se mêlent avec la purée de l’aromate.

Direction le marché pour déguster les meilleures pichades

Sur le plan historique, cette concoction est aujourd’hui enracinée dans la tradition mentonnaise, au même titre que les barbajuans, qui s’apparentent à un ravioli frit, le palet au citron, les sugelli ou encore la fougasse locale. On en voit donc régulièrement quand on se promène au marché.

Certaines institutions font perdurer ce plat depuis plus d’un siècle, bien que son origine précise soit inconnue. Vous ne trouverez sans doute pas une meilleure adresse que les halles pour savourer LA vraie pichade.

Et si elle est à votre goût, pourquoi ne pas tenter la variante au maqué ? Dans cette version, les oignons cuits disparaissent et laissent la place à des rondelles de tomates à peine passées à la poêle, voire crues. Un petit coin de Sud dans votre assiette !

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Diplômé de l'EFJ, Gwendal Chabas décrypte l'actualité de proximité pour Nice-Presse depuis 2022. Expert des rubriques « Vie locale » et « Sorties », il couvre les dynamiques urbaines et culturelles de Nice et de Menton. Particulièrement investi dans le journalisme de terrain et le lien avec les lecteurs, il est signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction.

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