À sa manière, elle est devenue une icône du Var et de la Côte d’Azur. Poussée par Brigitte Bardot, la tarte tropézienne est, depuis les années 1950, un dessert incontournable inscrit au panthéon culinaire azuréen…
Le craquelin vençois, la socca, le pan bagnat ou encore la pissaladière… La liste des spécialités culinaires de Nice et sa région est si longue qu’il nous est impossible d’en faire une recension ici !
En regardant un peu plus loin sur la Côte d’Azur, on remarque que les trésors gastronomiques ne s’arrêtent pas aux Alpes-Maritimes. Dans le Var aussi, on sait y faire.
L’une des meilleures illustrations de la richesse de ce territoire est sans doute la Tropézienne, nom de gâteau-brioche né… à Sainte-Maxime. Un mets, vous l’imaginez, sucré. Et qui fait le bonheur de nombreux gourmands au quotidien. Il poursuit d’ailleurs son expansion à travers la Tarte Tropézienne, l’entreprise garante de cette iconique pâtisserie.
Nouvelle boutique sur la Côte d’Azur, et bientôt au Moyen-Orient
La société continue son développement avec l’ouverture depuis peu - fin juillet - d’une boutique à Antibes, elle qui est déjà présente dans les principales communes varoises. On la retrouve aussi à Cagnes-sur-Mer, Mougins, Nice, Marseille, Cassis, ainsi qu’à La Ciotat. Possédant désormais plus de trente points de vente, la marque prévoit un développement international. Comme l’indique Tribuca un commerce s’installera bientôt au Koweït.
Appartenant aujourd’hui aux symboles de la ville, la tarte fête officiellement ses 70 ans d’existence. Elle a en effet vu le jour en 1955, au sein d’une petite boulangerie. Mais contrairement à ce que l’on pourrait penser, c’est un chef d’origine polonaise, Alexandre Micka, qui a imaginé ce dessert. Arrivé en France quelques années plus tôt, il propose tout d’abord sa création, inspirée d’une recette de sa grand-mère, du côté de Sainte-Maxime.
Le coup de pouce de BB
Il débarque un peu plus tard dans la très chic station balnéaire, et c’est là qu’il entrera dans l’histoire. Car si sa spécialité a du succès auprès de la clientèle, elle connaîtra un coup de pouce non-négligeable au cours de l’année 1955. Au même moment, Roger Vadim tourne le film « Et dieu créa la femme ».
Alexandre Micka est régulièrement chargé de régaler les équipes, dont une certaine Brigitte Bardot. Raffolant de cette gourmandise, l’actrice la fera définitivement passer à la postérité. C’est elle qui aurait suggéré au pâtissier de baptiser son invention « tarte de Saint-Tropez », qui se transformera ensuite en « Tropézienne ».
La recette originale reste soigneusement gardée
Des décennies plus tard, son héritage demeure. Son secret de fabrication, lui, est un mystère farouchement gardé. Son inimitable crème a néanmoins été brevetée en 1972, et les responsables assurent que rien n’a changé en 70 ans.
Alors si de nos jours, on la transforme allégrement avec des fruits, du chocolat et autres ajouts, la tarte originale se compose plus simplement d’une brioche coupée en deux. Elle est saupoudrée de sucre, mais attention, avant la cuisson, afin qu’il s’incruste parfaitement.
Après une douzaine de minutes au four, elle est garnie, généreusement de préférence, à l’aide d’un mélange de crème pâtissière et de crème au beurre. Il est alors temps de savourer cette merveille.



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