Trois nouvelles personnes ont été mises en examen, dont deux placées en détention provisoire, à la suite de la fusillade survenue début octobre à Nice, ayant causé deux morts et cinq blessés, a annoncé mercredi le parquet de Marseille.
Deux suspects ont été arrêtés samedi et un troisième a été appréhendé mardi sur mandat d’arrêt. Âgés de 18 à 23 ans et originaires du Gard, ils ont été présentés à un juge d’instruction mardi, selon le procureur de Marseille, Nicolas Bessone.
Deux d’entre eux font désormais l’objet de mises en examen pour assassinats et tentatives d’assassinats, mais aussi pour participation à une association de malfaiteurs dans le cadre d’une préparation de crime en bande organisée. Ils ont été placés en détention provisoire, précise le parquet.
Le troisième individu, pour sa part, est poursuivi pour participation à une association de malfaiteurs et a été placé sous contrôle judiciaire.
Fusillade à Nice : une enquête qui révèle l’ampleur du banditisme organisé
Au début du mois d’octobre, plusieurs tireurs circulant à bord d’un véhicule ont ouvert le feu sur une place du quartier populaire des Moulins vers 21h10. L’attaque a coûté la vie à Oyshkur, un père de famille tchétchène d’une cinquantaine d’années, ainsi qu’à Rayan, un jeune Niçois âgé de 20 ans.
Dans ce dossier, deux autres hommes avaient déjà été mis en examen et écroués dès le début du mois d’octobre pour des faits similaires.
En juillet 2024, un incendie criminel lié à un règlement de comptes avait déjà endeuillé le quartier des Moulins, causant la mort de sept personnes, dont un adolescent et trois enfants, au sein d’une famille comorienne sans histoires. Ce secteur de 8 000 habitants, situé à l’ouest de Nice, reste fortement touché par le trafic de stupéfiants.
Avec AFP





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