Une nouvelle avancée majeure a été réalisée vers l’organisation des Jeux olympiques d’hiver dans les Alpes en 2030 : le budget pluriannuel du Comité d’organisation a été validé lundi. Son montant atteint 2,1 milliards d’euros, dont environ 75 % proviendront de recettes issues du secteur privé.
Les Jeux olympiques se dérouleront du 1er au 17 février 2030 dans les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ils seront suivis des Jeux paralympiques du 1er au 10 mars. Ce sera la première édition hivernale organisée en France depuis Albertville en 1992.
Le conseil d’administration du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) a approuvé un budget pluriannuel de 2,132 milliards d’euros, révisable chaque année conformément aux statuts. Ce montant, légèrement supérieur aux 2 milliards annoncés lors de l’attribution des Jeux en juillet 2024, restera évolutif jusqu’en 2030.
Le Cojop précise que le budget « a été préparé en étroite concertation avec les parties prenantes et avec le soutien de l’État. Il atteint l’objectif de sobriété fixé dès la candidature, (…) équilibré entre recettes et dépenses prévisionnelles ». Les contributions publiques représentent 26 % du total, dont 362 millions d’euros apportés par l’État, le reste provenant des deux régions hôtes.
Un budget maîtrisé et une ambition olympique tournée vers les territoires
Côté privé, près de 30 % des revenus proviendront du Comité international olympique (CIO) via ses partenaires et les droits de diffusion. Le Cojop générera le reste grâce aux partenariats, licences, ventes de billets et offres d’hospitalité, incluant notamment des formules VIP combinant accès privilégié, hébergement et salon privé.
« Ce budget sert désormais de cap, en nous donnant les moyens de réaliser notre mission », a déclaré Edgar Grospiron, président du Cojop, qui a réaffirmé la volonté de « livrer des Jeux spectaculaires, utiles au territoire, au sport, et à tous les Français ».
À titre de comparaison, le budget du comité d’organisation des Jeux d’hiver de Milan-Cortina 2026 s’élève à 1,7 milliard d’euros. En parallèle, la Solideo, chargée des infrastructures olympiques françaises, dispose d’un budget estimé à un peu plus d’un milliard d’euros pour les Jeux 2030.
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Lors des Jeux de Paris 2024, le Cojop avait géré 4,4 milliards d’euros, dégageant un excédent de 76 millions, tandis que la Solideo avait mobilisé 4,5 milliards. La Cour des comptes avait évalué la dépense publique totale à 6,6 milliards, incluant la sécurité et les infrastructures.
La validation du budget du Cojop constitue une étape clé, mais d’autres points restent en suspens en raison de la situation politique actuelle. Le projet de loi olympique, essentiel pour accorder des dérogations temporaires en matière d’urbanisme, de logement, de santé, de travail ou de sécurité, n’a pas encore été inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.
La garantie financière de l’État, exigée par le CIO en cas d’annulation partielle ou totale des Jeux, demeure également en attente. Cet engagement figure dans le projet de budget pour 2026, actuellement débattu au Parlement.
« On avance, on est globalement là en temps et en heure. Le dossier (des JO) est solide, tout est cadré, mais dès qu’on passe à l’échelon supérieur, on est dans cette situation d’attentisme qui nous met dans une situation incroyable », a récemment souligné Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Selon lui, si la loi olympique n’est pas adoptée d’ici la fin de l’année, « ça nous complique la tâche, c’est handicapant pour l’accélération et la livraison » des différentes étapes menant aux Jeux.
Avec AFP





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