Toujours aussi dynamique, l’activité audiovisuelle a encore fait parler des Alpes-Maritimes en 2025. Avec de nombreux tournages, notamment de séries… mais qui auront suscité moins de retombées économiques.
« Campus Drivers », « Un Meurtre presque parfait », « L’Été 36 » et bien sûr « Emily in Paris ». Les séries ont la cote chez nous. Ces dernières années, les grandes plateformes audiovisuelles et les boîtes de production ont repris l’habitude de venir poser leurs valises à Nice et ses alentours. Une attractivité qui s’illustre par les 1480 jours de tournage recensés en 2025 !
C’est autant qu’en 2024 selon le décompte de la Commission du Film Alpes-Maritimes Côte d’Azur. Pourtant, les usages ont évolué. Ainsi, les équipes restent désormais plusieurs semaines dans notre région. Au total, onze fictions ont capturé nos jolis paysages, contre sept auparavant. Les longs-métrages aussi ont été un peu plus nombreux (de cinq à sept).
13 millions d’euros en moins
La dynamique est donc plutôt stable pour l’audiovisuel sur le terrain maralpin, qui avance à contre-courant des autres collectivités. Cependant, les retombées financières directes sont en baisse. De 65 millions d’euros - après un bond de 5% - en 2024, elles ont chuté à 52 millions d’euros. Un montant comprenant le cachet des techniciens et artistes, les prestations de services, sans oublier l’hébergement. Plus de 28 000 nuitées ont été enregistrées, contre 40 368 précédemment.
Cette diminution n’est pas compensée par les ressources indirectement produites. On parle là du tourisme et de l’aspect médiatique. Elles sont estimées à 120 millions d’euros, soit un déficit de 31 millions d’euros par rapport à 2024. Au moins cette activité a-t-elle permis de générer 10 800 emplois, 3 000 de plus qu’il y a deux ans.
La publicité pèse de plus en plus lourd
Deux autres aspects sont à souligner : le poids économique de la publicité - Jacquemus, Rolex, Dior, Gucci… - s’est accru (de 26 à 29 millions d’euros, 55% du chiffre d’affaires), prenant la place des fictions, dont l’impact s’est largement effrité (de 24 à 11,5 millions d’euros). Tout cela étant majoritairement dû au recul des investissements de la part des producteurs, après une période faste entre 2021 et 2024.
Comme nous l’expliquions, les séries populaires sont la « vitrine » de l’industrie, avec pas moins de 156 jours de tournage et beaucoup de postes créés, mais ce sont bien les programmes promotionnels et de flux - journaux télé, émissions… - qui font tourner la boutique (541 jours et 35,4 millions d’euros de retombées).
Le modèle azuréen est donc résilient si on le compare au reste du pays, sauf que les films et les séries rapportent moins qu’avant, tandis qu’ils s’installent dans les Alpes-Maritimes (224 jours de tournage contre 191 en 2024).
*Les 11 séries tournées dans les Alpes-Maritimes en 2025
- « Rallye 82 » – série HBO Max (Empreinte Digitale)
«Campus Drivers » – série Amazon France (Campus Entertainment)
« L’Été 36″ – série TF1 (Quad Drama)
«Un Meurtre presque parfait » – unitaire TF1 (Escazal Films)
«Vidal » – unitaire TF1 (Hanoï Productions, Marlice Productions)
«Impossible » – unitaire Arte (Image et Compagnie)
«Emily in Paris », saison 5 – série Netflix (Darren Star Productions – USA)
«Glamsquad » – série Amazon (Stardust Production – USA)
« La vita da Carlo », saison 4 – série Netflix (Filmauro – Italie)
«The Goodship Murder » – série Channel 5 (Clapperboard Studios – GB)
«Gooische Vrouwen » – série SBS6 (ITV Studios NL – Pays-Bas)
**Les 7 films tournés chez nous en 2025
- « Forty love » de Pierre-Ange Carlotti
« Roma elastica » de Bertrand Mandico
« Bienvenue à Melpomène » de Charlotte Dauphin
« Le mage du Kremlin » d’Olivier Assayas
« Le rêve américain » d’Anthony Marciano
« On était des loups » de François Busnel
« Icarus » de Patrick Attali



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