Le scénario a basculé en quelques semaines. Alors que Nice devait accueillir toutes les épreuves de glace des JO d’hiver 2030, le tournoi de hockey masculin pourrait finalement se jouer ailleurs. Le comité d’organisation envisage désormais Lyon ou Paris, faute de solution viable sur la Côte d’Azur.
Un coup de froid sur la plaine du Var. Là où devait s’installer le cœur glacé des Jeux d’hiver 2030, l’un des événements les plus attendus pourrait finalement ne pas avoir lieu. Mardi, le comité d’organisation a annoncé que le tournoi de hockey masculin ne se tiendrait probablement pas à Nice.
Dans le schéma initial, la ville devait accueillir l’ensemble des disciplines de glace, du patinage artistique au curling, en passant par le short-track et le hockey. Une organisation ambitieuse, au cœur d’un projet partagé entre Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes.
Un blocage autour de l’Allianz Riviera
Le tournant intervient après l’élection du nouveau maire, Eric Ciotti. Au centre des tensions, un point précis : l’utilisation du stade de l’Allianz Riviera.
Le projet consistait à couvrir temporairement l’enceinte pour y installer une patinoire. Une solution rejetée par l’édile, qui parle d’« une ligne rouge absolue », en raison de l’indisponibilité du stade pour l’OGC Nice pendant plusieurs mois.
Des alternatives ont bien été étudiées dans la plaine du Var. Mais elles n’ont pas convaincu. Le comité d’organisation a estimé que ces options n’étaient pas viables. « Les analyses techniques, temporelles et financières menées ont mis en évidence les limites de ces options, notamment au regard de leur coût très élevé et de leur impact », a précisé le Cojop.
Le pôle de glace niçois est sauvé, reste à trouver une solution à la hauteur des enjeux pour le hockey masculin.
— Renaud Muselier (@RenaudMuselier) April 28, 2026
Demain, rendez-vous à l’Élysée pour célébrer nos athlètes de Milan Cortina, et à Marseille en fin de journée, pour le premier bilan de la Solideo. pic.twitter.com/hDbJjJTXPu
Lyon et Paris entrent dans la course
Face à cette impasse, le comité a décidé d’élargir ses recherches. Direction d’autres grandes métropoles, avec des infrastructures déjà en place.
« Dans une logique de sobriété et d’optimisation budgétaire », les organisateurs étudient désormais la possibilité d’organiser le tournoi à Lyon ou à Paris.
À Lyon, la réaction a été immédiate. Le maire Grégory Doucet s’est mis en scène, patins aux pieds, pour promouvoir sa ville. « On a plein d’idées à Lyon pour 2030 », affirme-t-il, en mettant en avant la LDLC Arena et ses 16.000 places.
Les gestionnaires de la salle la présentent déjà comme « la solution la plus crédible, la plus aboutie et la plus durable ». De son côté, la métropole insiste sur ses capacités d’accueil et de transport.
Paris s’est aussi positionnée. L’exploitant de l’Accor Arena et de l’Adidas Arena s’est porté candidat pour accueillir ce tournoi, réputé pour attirer un large public et générer des recettes importantes.
Nice pourrait garder une partie des épreuves
Malgré ce revers, Nice ne sortirait pas totalement du dispositif. Le tournoi féminin de hockey pourrait être maintenu, tout comme les autres disciplines de glace. Cette organisation reste toutefois conditionnée à la validation de la future patinoire prévue au Palais des Expositions.
Dans ce contexte, Eric Ciotti s’est félicité de la tournure des événements. Selon lui, cette évolution permet de préserver « l’essentiel pour Nice, tout en respectant les impératifs de sobriété budgétaire et de bonne gestion des équipements publics ».
En parallèle, le débat sur l’accueil des Jeux continue d’agiter la région. La décision finale sur la carte des sites est attendue autour du 22 juin. D’ici là, le Cojop doit présenter les résultats de ses nouvelles investigations le 11 mai.
Ce qui est important
- Le tournoi de hockey masculin des JO 2030 pourrait quitter Nice faute de solution viable
- Lyon et Paris sont désormais envisagées grâce à leurs infrastructures existantes
- Nice pourrait conserver les autres épreuves de glace, dont le hockey féminin
Avec dépêche



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