Face au blocage des négociations avec la SNCF, la ville de Nice et l’OGC Nice affrètent quinze bus pour transporter les supporters au Stade de France. Ce dispositif exceptionnel permettra aux fans de rejoindre Paris le 22 mai pour la finale contre Lens, à un tarif réduit de 120 euros.
Le bitume de l’autoroute A8 va bel et bien remplacer les rails du réseau ferré pour la grande « transhumance » des supporters niçois. Le 22 mai prochain, le rouge et le noir ne s’afficheront pas dans les wagons de la SNCF, mais à bord d’une flotte de quinze autocars lancés vers la capitale !
C’est l’épilogue d’un bras de fer logistique qui tenait en haleine les amoureux du club. Jeudi, la ville et l’OGC Nice ont officialisé ce plan de secours pour permettre au plus grand nombre de soutenir le Gym face au RC Lens, actuel vice-champion de France.
Quinze bus pour rallier le Stade de France
L’annonce est tombée par la voix d’un communiqué co-signé par le maire Éric Ciotti, le président Jean-Pierre Rivière (qui également le conseiller spécial du premier édile) et le vice-président Maurice Cohen. Les dirigeants niçois ont dû agir dans l’urgence pour pallier une situation de blocage total avec le transporteur national.
Les signataires expliquent que « face à l’absence de trains », la mobilisation a permis d’obtenir « un accord avec une compagnie de transports ». En conséquence, « 15 bus pourront être exceptionnellement affrétés au départ de Nice » pour cette montée vers Saint-Denis.
Au-delà du simple transport, la logistique de ce convoi massif est prise très au sérieux par les autorités. « La municipalité mettra également à disposition (…) un dispositif de sécurité afin d’assurer l’organisation de ce déplacement dans les meilleures conditions », précise le texte.
Face à l’absence de trains pour la finale de la Coupe de France, la @VilledeNice et l’@ogcnice unissent leurs forces.
— Eric Ciotti (@eciotti) May 14, 2026
15 bus seront affrétés à destination de Paris, avec un tarif fixe de 120 € pour l’aller-retour par personne, la moitié du coût étant prise en charge par la… pic.twitter.com/h6f38tZGfG
Le tarif de la discorde avec la SNCF
Tout ceci fait suite aux vives critiques émises par le groupe ultra de la Populaire Sud. La veille, ces supporters s’en étaient pris vertement à la SNCF, mais aussi au club et aux responsables politiques locaux.
Le point de friction principal résidait dans le coût prohibitif du voyage en train. Les supporters avaient dénoncé « un mépris social » devant le tarif de 350 euros demandés pour un trajet aller-retour vers Paris. Pour beaucoup de familles et de jeunes supporters, la facture était devenue insurmontable.
Les négociations avec la SNCF pour l’éventuel affrètement de rames spéciales sont, selon certaines sources internes au club, « au point mort ». Le bus est donc devenu l’alternative incontournable pour éviter que le Stade de France ne sonne creux, du côté niçois.
La solution trouvée permet de diviser la note de manière significative. Le groupe de la Populaire Sud a validé ce déplacement en car, dont « le tarif est fixé à 120 euros ». Cette baisse est rendue possible car « la collectivité et le club prendront en charge la moitié du coût. »

Calendrier tendu pour le club
Le rendez-vous du vendredi 22 mai contre Lens, le vice-champion de France 2026, est dans toutes les têtes, mais l’OGC Nice doit d’abord gérer une urgence vitale sur le plan sportif. Le club traverse une zone de turbulences majeures en championnat.
Avant de rêver au trophée national, le Gym joue sa survie dans l’élite ce dimanche à domicile. Actuellement en position de barragiste, les Aiglons affrontent Metz lors de la 34e et dernière journée de Ligue 1. Une rencontre capitale pour assurer le maintien avant de s’envoler pour Paris.
Ce qui est important
- La création d’un pont routier de 15 bus permet de contourner le blocage des négociations avec la SNCF.
- Le prix du trajet chute de 350 euros à 120 euros grâce au financement partagé entre la Ville et l’OGC Nice.
- Cette mobilisation intervient dans une semaine critique où le club joue à la fois sa survie en Ligue 1 et un titre national.
Avec agence





« Cette baisse est rendue possible car « la collectivité et le club prendront en charge la moitié du coût. » ! Et à quel titre cette collectivisation des frais ? Perso, cela ne m’intéresse pas comme énormément d’autres. Critiquer les largesses dépensières d’Estrosi pour en avoir d’autres, bien ciblées électoralement, c’est non !