Décryptage - Le marché immobilier de Fréjus marque le pas ce printemps avec des prix qui soufflent enfin après des années de surchauffe. Certains quartiers restent inaccessibles pour beaucoup de bourses, d’autres secteurs affichent des tarifs plus raisonnables pour les familles varoises…
Pour y voir plus clair dans cette jungle de chiffres, nous nous sommes appuyés sur les données récentes de la plateforme spécialisée Meilleurs Agents qui analyse les transactions dans nos rues. En ce mois de mai 2026, la moyenne dans la cité romaine tourne autour de 4 650 euros le mètre carré mais cette réalité ne dit pas tout de la fracture géographique qui sépare le bord de mer des terres.
Les adresses qui font chauffer la carte bleue
Le luxe ne connaît pas vraiment la crise du côté de Port-Fréjus ou des plages où les sommets sont régulièrement atteints. En haut du panier, le boulevard Hector Berlioz caracole en tête avec des prix qui peuvent grimper jusqu’à 7 200 euros le mètre carré pour des appartements avec vue.
Non loin de là, le boulevard d’Alger ou celui de la Libération dépassent allègrement la barre des 6 000 euros ce qui confirme l’appétit des acheteurs pour le littoral. Saint-Aygulf conserve également son statut de pépite avec une moyenne de 5 600 euros le mètre carré pour ses villas souvent nichées dans la verdure.

À l’autre bout de l’échelle, il existe encore des opportunités pour ceux qui acceptent de s’éloigner des vagues. Le quartier de la Gabelle reste l’un des plus abordables de la commune avec des tarifs qui descendent parfois sous les 3 100 euros le mètre carré.
Dans le même esprit, les secteurs de la Tourrache ou de Villeneuve proposent des biens bien moins onéreux que la moyenne de la ville. On trouve par exemple des appartements dans la rue Montgolfier ou la rue Siéyes qui se négocient autour de 3 200 euros le mètre carré, soit une économie substantielle pour les primo-accédants.
Accalmie bienvenue !
Si l’on regarde dans le rétroviseur, la trajectoire de Fréjus a de quoi donner le vertige aux anciens habitants.…
En une décennie, les prix ont grimpé de plus de 25 % avec un pic historique constaté durant les années 2022 et 2023.
Pourtant, la tendance actuelle montre un léger essoufflement salvateur puisque les tarifs ont reculé de près de 2,5 % sur les douze derniers mois. Ce petit coup de frein permet aux acheteurs de retrouver un peu de pouvoir de négociation face à des vendeurs qui se montraient parfois trop gourmands ces derniers temps.
Cette baisse modérée ne signifie pas pour autant que Fréjus devient une ville bon marché du jour au lendemain. La commune reste plus chère que ses voisines comme Puget-sur-Argens ou Bagnols-en-Forêt, même si elle demeure plus accessible que Saint-Raphaël. Les professionnels du secteur observent des délais de vente qui s’allongent un peu avec soixante jours en moyenne pour signer un compromis.
Les prévisions pour la fin de l’année 2026 suggèrent une possible stabilisation voire une très légère reprise.



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