La municipalité niçoise accélère le déploiement de sa police municipale en multipliant les ouvertures de postes de proximité et les incitations au recrutement. Des quartiers ouest jusqu’au littoral, ce maillage renforcé vise à garantir la tranquillité publique, priorité numéro 1 des électeurs.
C’est le mantra distillé depuis le début du mandat. Arrivé en mars dans le fauteuil de maire, Éric Ciotti a déjà avancé ses pions sur plusieurs sujets relevant de la lutte contre la délinquance. Très attendu sur ce thème précisément, il ne lésine pas sur les moyens afin de respecter le fameux « quoi qu’il en coûte sécuritaire » qu’il s’est fixé. Tour d’horizon.
Déjà, il a ouvert deux nouveaux postes pour la police municipale. L’un aux Moulins, ce quartier frappé par une énième fusillade qui a coûté la vie à deux pères de famille et fait six blessés le 11 mai dernier. Il se situe à quelques pâtés de maisons du commissariat des nationaux. « Une réponse concrète à la violence, aux trafics et à l’insécurité qui empoisonnent la vie des habitants », résumait alors l’édile. À l’Ouest de Nice, le dernier passage du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez fin mai n’a globalement pas convaincu les résidents.
Les 14 agents de la « brigade festive »

En vue de l’été, la mairie a annoncé ce vendredi qu’un autre établissement pour la PM s’installait (à nouveau) sur le cours Saleya. Il reçoit la « Brigade festive », qui doit notamment se montrer autour des sites les plus fréquentés du centre et le long des plages. Objectif, renforcer la tranquillité publique, mais aussi sévir face aux nuisances et aux incivilités. 14 hommes et femmes la composent, accueillant le public de 8 heures à minuit.
D’ailleurs, la haute saison, et les dérives qu’elle peut engendrer, sera l’occasion de passer de 10 à 17 patrouilles, en particulier en soirée et les nuits. A la fois grâce à du recrutement - l’équipe d’Éric Ciotti souhaite atteindre les 600 municipaux sous deux ans, contre 424 actuellement -, une augmentation des heures supplémentaires, mais surtout une réorganisation des effectifs.
Ainsi, outre la délégation pour les lieux prisés des fêtards, la cynophile doit « monter en puissance », expliquait Françoise Souliman, ex-préfète et première adjointe, fin mai. Pour « rétablir la paix publique rue par rue », elle mise aussi sur le redéploiement d’agents qui travaillent dans les bureaux ou devant les écrans du centre de supervision urbain (CSU).
Mise à disposition de logements pour les recrues
Pour attirer des renforts au sein de la police municipale, Nice mise sur quelques coups de pouce à la fois financiers et organisationnels. Le 5 juin, il a été acté une série de mesures parmi lesquelles la mise à disposition temporaire d’une cinquantaine d’appartements. Ce qui vise à faciliter leur installation, car on sait que le coût de la vie sur la Riviera effraie les plus motivés.
Autre point, la collectivité porte la part variable du régime indemnitaire des policiers au maximum autorisé. Avec déjà un fixe le plus élevé possible, les agents bénéficieront d’une des rémunérations les plus importantes de France. Dernier élément à retenir, la promesse d’une embauche accélérée, l’ambition étant d’arriver à dix jours entre une candidature et la proposition de recrutement.






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