La préfecture des Alpes-Maritimes a décrété vendredi l’annulation pure et simple des épreuves de l’Ironman prévues ce dimanche à Nice. Cette décision radicale, liée à la vague de chaleur actuelle, vise à protéger la santé des 4 500 athlètes inscrits et à soulager les services de secours
La préfecture a tranché dans le vif vendredi pour éviter d’encombrer les services de soins médicaux. L’autorité administrative souligne la nécessité d’épargner des structures sanitaires « déjà fortement sollicités » par la météo. L’objectif de l’Etat est de prévenir « tout impact excessif sur les services de secours et d’urgence sanitaire déjà fortement sollicités sur le territoire », face à « un épisode de canicule de longue durée ».
Une décision inédite face à un thermomètre clément
Cette interdiction est justifiée en raison « de la prolongation de vigilance orange canicule dans le département ». Pourtant, le territoire maralpin affiche des températures relativement clémentes comparées au reste du pays. Les maximales oscillent entre 32°C et 37°C.
Sur le littoral, l’air reste plus respirable avec des minimales comprises entre 23°C et 27°C.
L’an dernier, la compétition s’était d’ailleurs tenue dans des conditions atmosphériques similaires, sous la même alerte météo. Les organisateurs s’étaient alors contentés de distribuer de la glace sur le circuit cycliste et d’installer des douches le long du parcours de course à pied.
Des efforts colossaux sous le soleil
L’épreuve annulée exige une importante dépense d’énergie physique. Le programme débutait par 3,8 kilomètres de natation.
Les coureurs devaient ensuite enchaîner avec 180 kilomètres à vélo sur les routes de l’arrière-pays. L’ultime étape imposait d’accomplir un marathon complet, soit 42,2 kilomètres.
La mesure vise donc à protéger la santé des coureurs, mais également le personnel encadrant. Les forces de sécurité et les secouristes engagés sur le terrain échappent ainsi à une mobilisation éprouvante.
Nice-Presse avec agence





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